Matières premières: le cuivre, l’or et le cacao chauffent

AWP/AFP

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La tonne de métal rouge grimpe à 13’572,50 dollars sur le LME, contre 12’996,50 dollars la semaine dernière, et l’once de métal jaune monte à 4740,92 dollars, contre 4614,21 dollars.

Le cours du cuivre a fortement progressé cette semaine, s’affichant au plus haut depuis son record absolu de fin janvier, portant les espoirs du marché d’un accord entre l’Iran et les Etats-Unis, après les «grands progrès» évoqués par Donald Trump.

Mercredi, le site américain Axios a mentionné «un protocole d’accord d’une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées».

Selon le média, ce document stipule aussi la levée des restrictions entourant le transit par le détroit d’Ormuz, un passage ultra stratégique pour le commerce d’hydrocarbures dont la quasi-paralysie plombe les perspectives économiques mondiales depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

«Les espoirs d’un déblocage rapide réduisent le risque d’un ralentissement important de l’économie mondiale et, par conséquent, de la demande de cuivre», un métal dont la consommation dépend fortement de la vigueur de la production industrielle sur la planète, explique Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Par ailleurs, l’importante mine de Grasberg en Indonésie, où un accident mortel avait provoqué l’arrêt des opérations en septembre, devra sans doute attendre plus longtemps qu’initialement prévu pour retrouver sa capacité totale de production, selon des informations de Bloomberg, ce qui est aussi perçu comme un facteur haussier.

Vendredi, vers 13H50 GMT (15H50 à Paris), une tonne de cuivre coûtait 13’572,50 dollars sur le LME, contre 12’996,50 dollars lors de la clôture de la semaine dernière.

L’or scintille

Le cours de l’or a profité cette semaine des espoirs placés par le marché dans un accord entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont à l’inverse plombé une valeur refuge concurrente, le dollar.

Initialement dans le rouge en début de semaine en raison d’une remontée des tensions le weekend précédent qui a profité au billet vert, l’or a ensuite rebondi après des déclarations apaisantes de responsables américains, dont les «grands progrès» vers un accord revendiqués par Donald Trump mardi.

«Les investisseurs ont commencé à réduire leurs positions» pariant sur la hausse du dollar, et à se reporter sur le métal jaune, semblant «confiants qu’au bout de dix semaines de guerre, la fin des hostilités pourrait être en vue», commente David Morrison, analyste chez TradeNation.

Depuis, malgré des échanges de frappes, le président américain affirme que le cessez-le-feu avec l’Iran tient toujours, en attendant une réponse de Téhéran aux dernières propositions de Washington pour rouvrir le passage d’Ormuz.

Les acteurs du marché ont aussi réalisé qu’en cas d’accord, «les banques centrales des marchés émergents n’auraient peut-être plus besoin de liquider une partie de leurs réserves d’or pour financer des importations d’énergie d’urgence ou défendre leurs monnaies contre un nouveau choc pétrolier», ajoute Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

Vendredi, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4740,92 dollars, contre 4614,21 dollars à la clôture de la semaine passée.

Hissé haut, le cacao

Les cours du cacao ont bondi cette semaine, dopés par les craintes sur le prix des engrais et le possible retour du phénomène météorologique El Niño, qui entraîne des changements climatiques à l’échelle mondiale.

Les prix sont remontés «en raison des craintes que la flambée des prix des engrais, liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, ne réduise la production mondiale (de cacao) l’année prochaine», affirme Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services.

Le conflit au Moyen-Orient a en effet renchéri les engrais, dont 30% transitaient par le détroit d’Ormuz avant la guerre et dont le prix est aussi influencé par le coût du gaz nécessaire à leur production.

«L’arrivée attendue d’El Niño dès le mois prochain suscite également des inquiétudes concernant la production», même si les effets pourraient se faire sentir plus tard, précise M. Bowman.

Par conséquent, les prix du cacao sont au plus haut depuis le mois de janvier.

La tonne de cacao négociée à New York pour livraison en juillet évoluait à 4255 dollars, contre 3596 dollars la semaine dernière à la clôture.

A Londres, la tonne de cacao pour livraison le même mois valait 3168 livres vendredi, contre 2688 livres une semaine plus tôt en fin de séance.

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