Le dollar poursuit sa baisse jeudi, après que Donald Trump a jugé mercredi «très possible» un accord de paix avec l’Iran, tandis que la couronne norvégienne profite du rehaussement de taux de sa banque centrale.
Pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale, le président américain a évoqué «de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures», même s’il avait plus tôt de nouveau agité la menace d’une reprise des bombardements faute d’accord.
Vers 09h25 GMT (11h25 à Paris), la devise américaine reculait de 0,15% face à la monnaie unique européenne à 1,1767 dollar pour un euro, et de 0,19% par rapport à la livre sterling.
D’après le Dollar Index, qui compare le billet vert à un panier d’autres grandes devises, celui-ci a perdu environ 0,6% en deux jours, depuis des déclarations de Donald Trump sur sa plateforme Truth Social mardi soir qui ont fait dégringoler les prix du pétrole dès mercredi.
«L’appétit pour le risque, alimenté par la désescalade dans le Golfe, a initialement provoqué une forte baisse du dollar et une hausse des devises émergentes hier matin», le mouvement se calmant par la suite, constate Francesco Pesole, d’ING.
Mais «si les négociations s’éternisent sans progrès tangibles», le dollar pourrait «regagner du terrain après ses récentes pertes, même en l’absence de toute nouvelle escalade militaire», estime l’analyste.
En parallèle, la Banque de Norvège a relevé son taux directeur de 0,25 point de pourcentage pour le porter à 4,25%.
Dans ce pays prospère, notamment grâce à sa manne pétrolière, l’inflation reste obstinément élevée, et «la hausse des prix du pétrole et du gaz due à la guerre au Moyen-Orient pourrait encore accentuer» ce phénomène, a souligné la banque centrale norvégienne dans son communiqué.
En conséquence, la devise norvégienne bondissait de 0,73% à 9,2322 couronnes pour un dollar.
La Banque de Suède a elle opté pour garder son taux inchangé jeudi, à 1,75%.
Le yen stagnait pour sa part face au dollar, après s’être envolé mercredi à un plus haut depuis fin février face au billet vert.
Cet évènement s’inscrit dans une série de fortes hausses inopinées du yen ces derniers jours, qui alimentent des rumeurs d’intervention du Japon sur le marché des changes.