Le dollar tarde à suivre la flambée pétrolière

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Vers 10h40 (heure suisse), la devise américaine lâche 0,1% à la monnaie unique européenne, à 1,1689 dollar pour un euro.

Le dollar se replie légèrement jeudi avec le ralentissement de la hausse des prix du pétrole, après avoir initialement été soutenu par leur envolée.

Le Brent, la référence mondiale du brut, a dépassé jeudi les 126 dollars, un sommet depuis 2022 et la guerre en Ukraine, face à la perspective d’un conflit se prolongeant au Moyen-Orient.

Mais «le dollar tarde à refléter pleinement ce changement» et «accuse un retard par rapport au prix du brut, ce qui suggère que les positions (sur le marché des changes, ndlr) ne sont pas encore alignées sur la réalité», estime Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

Vers 10h40 (heure suisse), la devise américaine lâchait 0,1% à la monnaie unique européenne, à 1,1689 dollar pour un euro.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a, comme attendu, maintenu mercredi ses taux directeurs entre 3,50% et 3,75%, leur niveau depuis décembre, mais s’est montrée étonnamment divisée.

Le gouverneur Stephen Miran aurait préféré une détente immédiate. Trois autres responsables monétaires, certes favorables au statu quo, ont eux désapprouvé la formulation du communiqué, qui suggère que la Fed est plus encline à baisser les taux qu’à les relever à l’avenir.

Le fait que ces trois présidents de Fed régionales «s’opposent au maintien d’une orientation accommodante dans un contexte d’inflation persistante et d’un choc pétrolier qui s’intensifie» a été interprété par le marché comme un signal vers une politique monétaire américaine plus ferme, souligne Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

L’actuel patron de la Fed Jerome Powell a au passage annoncé mercredi qu’il y resterait comme gouverneur à la fin de son mandat de président, et ce tant qu’il ferait l’objet de pressions politico-judiciaires.

Les investisseurs attendent par ailleurs un statu quo de la Banque centrale européenne (à 2%) et de la Banque d’Angleterre (3,75%), comme la Banque du Japon mardi.

Jeudi, le yen est tombé jusqu’à à 160,72 yens, un niveau similaire à celui auquel le Japon était intervenu pour soutenir sa devise nationale à la peine.

La devise japonaise montait de 0,43% face au billet vert, à 159,72 yens pour un dollar, après que la ministre des Finances Satsuki Katayama a indiqué que le temps pour une action audacieuse sur le marché des changes approche, d’après des propos rapportés par Bloomberg.

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