La société d’investissement américaine Pershing Square contrôlée par l’investisseur activiste Bill Ackman fait mercredi des premiers pas sans éclat à Wall Street, deux ans après une précédente tentative ratée.
Le titre Pershing Square USA - dédié au fonds d’investissement en lui-même - s’échangeait mercredi autour de 42 dollars lors de ses premières minutes de cotation à Wall Street.
C’est nettement en deçà du prix initial fixé à 50 dollars.
Un autre titre, Pershing Square Inc., a été créé pour valoriser la société chargée de la gestion du portefeuille d’actifs. Son prix était d’environ 22 dollars.
Au total Pershing Square a annoncé avoir levé 5 milliards de dollars avec ces deux entités, soit la limite basse de ce qu’elle espérait (entre 5 et 10 milliards de dollars).
Investisseur réputé et écouté à Wall Street, Bill Ackman avait déjà tenté de coter sa société en 2024 avant d’abandonner au dernier moment, face à l’absence d’enthousiasme pour le projet.
«Les fonds spéculatifs sont plutôt connus pour gérer l’argent des riches, mais aujourd’hui, n’importe qui disposant de 50 dollars a la possibilité de devenir actionnaire à long terme» de Pershing Square, s’est-il félicité en début de journée auprès de la chaîne américaine CNBC.
Le milliardaire s’est forgé une réputation en prenant des participations dans des sociétés qu’il juge mal gérées et en en bousculant la direction pour faire appliquer les remèdes qu’il estime nécessaires.
La stratégie a été appliquée au groupe agroalimentaire Mondelez, à la chaîne de fast-food Wendy’s et à la compagnie de chemin de fer Canadian Pacific Railway avec un certain succès.
En revanche, la croisade contre le spécialiste des compléments alimentaires Herbalife s’est révélée être un gouffre financier.
Plus récemment, celui qui estime marcher dans les pas de l’investisseur de légende Warren Buffett, a fait une offre financière pour redynamiser Universal Music Group, valorisant le géant de l’industrie musicale jusqu’à 55 milliards d’euros.
Au-delà de ses investissements, Bill Ackman n’hésite pas à mettre en avant sur les réseaux sociaux et dans diverses interviews ses combats politiques, dont la défense à tout-va d’Israël et son opposition aux démocrates.
En activité depuis 2004, la société d’investissement assure avoir généré en une vingtaine d’année des rendements trois fois supérieurs à ceux du S&P 500, indice de référence de la Bourse de New York.
Aujourd’hui, ses participations sont concentrées dans une poignée d’entreprises, dont Uber, Amazon et Alphabet.