L’euro miné par le pessimisme économique allemand, le dollar sans élan

AWP/AFP

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Vers 20h, la monnaie unique européenne lâche 0,26% à la devise américaine, à 1,1713 dollar pour un euro.

L’euro était en recul mercredi, plombé par la forte révision à la baisse de la prévision de croissance en Allemagne, tandis que le dollar évoluait à la marge face aux derniers développements en provenance du Moyen-Orient.

Vers 18H00 GMT, la monnaie unique européenne lâchait 0,26% à la devise américaine, à 1,1713 dollar pour un euro.

La devise souffre du «pessimisme émanant de la plus grande économie de l’union monétaire», soulignent les analystes de Monex USA.

Berlin a annoncé mercredi diviser par deux sa prévision de croissance pour 2026, estimant que le produit intérieur brut (PIB) du pays ne gonflera que de 0,5% cette année.

«L’Allemagne semble se préparer à affronter des temps difficiles sur le plan énergétique, alors que la situation s’est détériorée pour les entreprises et les investisseurs à la suite de la fermeture du détroit d’Ormuz», qui a provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz, relèvent les experts de Monex USA.

Selon eux, les inquiétudes s’élargissent à la zone euro dans son ensemble car la croissance de la région en fin d’année 2025 a eu lieu «principalement grâce aux progrès réalisés par l’Allemagne».

Le dollar restait pour sa part stable par rapport aux autres grandes devises.

Il lâchait 0,02% à la livre, à 1,3511 dollar, et grappillait 0,04% à la monnaie nippone, à 159,44 yens.

«L’incertitude persiste» concernant le conflit au Moyen-Orient, résume Carsten Fritsch, et n’incite pas les cambistes à prendre d’importantes positions.

Donald Trump a décidé mardi de prolonger indéfiniment et unilatéralement la trêve avec l’Iran tout en annonçant maintenir le blocus des ports iraniens.

Les Iraniens continuent de leur côté d’imposer leur propre blocus sur le détroit d’Ormuz et ont annoncé la saisie de deux navires qui tentaient de le franchir.

La paire euro-dollar «étant déjà proche de ses niveaux d’avant-guerre, toute euphorie en cas d’accord serait probablement limitée, tandis que si les hostilités devaient reprendre, le taux de change (de l’euro par rapport au dollar) chuterait sans doute de manière significative», prévient M. Fritsch.

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