Supercycle sur les infrastructures: répondre aux besoins d'une économie en pleine mutation

Julio Garcia, IFM Investors

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Les investisseurs privés peuvent contribuer à combler les déficits de financement tout en soutenant la croissance et la stabilité économiques.

©Keystone

 

En 2026, le paysage mondial des infrastructures sera marqué par une dynamique puissante et soutenue visant à entretenir, moderniser et faire évoluer les actifs existants. Partout dans le monde, les réseaux critiques d’électricité, de transport, de services publics et de communications sont mis à rude épreuve par leur vieillissement, la croissance de la demande et l’évolution rapide des technologies. Cela a donné naissance à ce que nous considérons comme un supercycle des dépenses d’investissement — une longue période de dépenses d’investissement élevées, motivée par la nécessité impérative de moderniser les infrastructures essentielles afin de soutenir la croissance économique et la compétitivité.

Une nouvelle ère de la demande: IA, numérisation et électrification

Trois tendances structurelles sont en train de remodeler la demande dans toutes les économies: l'intelligence artificielle (IA), la numérisation et l'électrification. Ces forces ne sont pas de simples mots à la mode interchangeables, mais des moteurs majeurs de l'évolution de l'énergie et des infrastructures au cours de la prochaine décennie. L'IA et la numérisation transforment le mode de fonctionnement des entreprises, renforçant ainsi la dépendance vis-à-vis des centres de données, des réseaux à haute capacité et d'une connectivité résiliente. L'électrification, en particulier dans les transports et l'industrie, accélère la demande de systèmes électriques fiables et flexibles. Prises ensemble, ces tendances font grimper la demande mondiale en électricité, et nous prévoyons que cette demande accrue sera un moteur clé de la croissance sur l'ensemble des marchés de l'énergie.

Les marchés de l'électricité en point de mire: croissance et transformation

Le secteur de l'énergie se trouve à la croisée de l'expansion macroéconomique et des changements structurels. La hausse de la demande en électricité, associée aux engagements en matière de décarbonisation, exerce une pression sur les infrastructures existantes de production et de transport. Les actifs traditionnels de base restent importants pour la fiabilité, mais ils doivent de plus en plus fonctionner en parallèle avec les énergies renouvelables et le stockage. Nous pensons que cette dynamique ouvrira des opportunités durables d'investissement sur les marchés de l'énergie — allant de la modernisation des réseaux à la production flexible et aux solutions énergétiques numériques qui améliorent l'efficacité et la fiabilité.

Décarbonisation et essor du stockage d'énergie

A mesure que les réseaux s'orientent vers des sources d'énergie à faible émission de carbone, le besoin de stockage d'énergie renouvelable se fait de plus en plus pressant. Le stockage est un catalyseur essentiel de l'intégration des énergies renouvelables, car il permet de lisser la production intermittente et d'améliorer la stabilité du système. Pourtant, les investissements dans ce domaine n'ont pas suivi le rythme de la demande, ce qui représente l'une des opportunités les plus prometteuses pour les capitaux privés. Au cours de la prochaine décennie, le secteur de l'énergie sera confronté à un déficit de financement important à l'échelle mondiale. Les déficits de financement sont particulièrement évidents dans les capacités de production, de stockage, de transport et de distribution d'énergie renouvelable. Alors que les budgets publics sont limités, les investissements du secteur privé peuvent jouer un rôle prépondérant pour combler ce déficit, offrant à la fois un impact et des rendements à long terme aux investisseurs patients.

Capital privé: un partenariat pour l'impact et la croissance

L'ampleur des besoins en infrastructures ne peut être satisfaite par le seul financement public. Partout dans le monde, les gouvernements se tournent de plus en plus vers des structures de financement innovantes et des capitaux institutionnels pour aider à financer des projets de grande envergure et de longue durée. Pour les investisseurs spécialisés dans les actifs réels, cet environnement offre un large éventail d'opportunités, allant de l'énergie et des services publics aux transports et aux infrastructures numériques. Une sélection rigoureuse des projets, une répartition prudente des risques et une orientation vers la création de valeur à long terme seront essentielles à la réussite. Les investisseurs qui apportent une expertise opérationnelle, de la patience et une attention particulière aux résultats durables seront les mieux placés pour tirer parti du cycle des infrastructures de 2026.

Conclusion: des horizons lointains, une valeur durable

En 2026, le secteur des infrastructures ne se caractérise pas par des cycles à court terme, mais par une transformation à long terme. La convergence du vieillissement des actifs, de la hausse de la demande en énergie liée à l’IA et à l’électrification, et du besoin urgent de décarboner les réseaux redéfinit où et comment les capitaux circulent. En répondant à ces besoins structurels – notamment par le stockage des énergies renouvelables et la modernisation des réseaux – les investisseurs privés peuvent contribuer à combler les déficits de financement tout en soutenant la croissance et la stabilité économiques.

Le supercycle des dépenses d'investissement dans les infrastructures est en marche, et il s'accompagne d'une ère d'opportunités durables pour ceux qui sont prêts à investir avec clairvoyance et détermination.

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