L’allocation stratégique d’actifs statique ne suffit plus dans un environnement façonné par des forces structurelles majeures.
Points clés à retenir
- Une nouvelle approche de la construction de portefeuille: L’allocation stratégique d’actifs statique ne suffit plus dans un environnement façonné par des forces structurelles majeures («megaforces»). Il est essentiel de réévaluer régulièrement les principales convictions d’investissement et de se concentrer sur les moteurs économiques sous-jacents.
- Contexte de marché: Les investisseurs ont adopté une posture «risk-off» en février, sur fond d’inquiétudes liées à l’IA. Le S&P 500 a enregistré son pire mois depuis près d’un an, tandis que les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans sont repassés sous les 4%.
- A surveiller cette semaine: Nous suivons de près les données sur l’emploi et nous anticipons que les chiffres des créations d’emplois aux Etats-Unis pour février reflèteront la résilience du marché du travail, confortant ainsi le récent biais plus restrictif («hawkish») de la Fed.
- Le conflit au Moyen-Orient, la correction du secteur logiciel et les résultats de Nvidia illustrent comment les forces structurelles transforment les marchés en temps réel. Si ces forces sont bien identifiées, l’ampleur et même la direction de leurs effets à long terme restent incertaines. En l’absence d’un scénario unique de long terme, il est crucial de réévaluer plus fréquemment les convictions d’investissement et de privilégier l’analyse des fondamentaux économiques plutôt que les classifications traditionnelles par classes d’actifs.
- Sur un horizon stratégique de cinq ans ou plus, nous adoptons une surpondération du crédit à haut rendement et privilégions les infrastructures.
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