Les mégatendances des marchés privés en 2026

McKinsey & Company

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Le dernier rapport de McKinsey & Company, Global Private Markets Report 2026, dresse un constat nuancé: la reprise est bien réelle, mais les défis s’intensifient.

Après une année 2025 marquée par un rebond notable des transactions et des sorties, le private equity entre dans une nouvelle phase, plus lisible en apparence, mais plus exigeante dans les faits. C’est le constat central du Global Private Markets Report 2026 publié par McKinsey & Company, qui analyse en profondeur les dynamiques à l’œuvre dans l’industrie et les leviers qui permettront de distinguer les gagnants des autres dans les années à venir.

Un rebond réel, mais sous conditions

La reprise amorcée en 2025 a redonné de l’élan à un secteur qui avait traversé plusieurs années difficiles. La valeur totale des transactions a augmenté de 19% pour atteindre 2'600 milliards de dollars, les sorties (exits) se sont multipliées (en hausse de plus de 40%) et les investisseurs ont retrouvé un certain appétit pour le risque. Les opérations de buyout et de croissance de plus de 500 millions de dollars ont bondi de 44% pour atteindre 1'100 milliards de dollars. L’année 2025 a même vu la plus grosse opération de l’histoire du secteur — un megadeal — avec le rachat de l’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts par un syndicat de fonds pour 55 milliards de dollars, confirmant une tendance vers des opérations plus grosses et moins nombreuses: le nombre total de transactions ayant reculé de 5%.

Pourtant, le rapport McKinsey insiste sur un point: l’alpha ne se décrète plus, il se construit opération après opération, trimestre après trimestre.

Après plusieurs années d’activité modérée, le secteur est entré dans une phase plus mature. Les tendances de long terme en matière de déploiement de capitaux, de rendements et de création de valeur deviennent de plus en plus structurelles plutôt que cycliques, à l’image de l’allongement des périodes de détention.

Le rapport identifie la création de valeur opérationnelle comme le principal différenciateur entre les fonds surperformants et les autres. Parmi les déterminants de cette surperformance, il met en évidence la qualité du leadership au sein des entreprises en portefeuille: recruter, fidéliser et développer les bons dirigeants reste l’un des défis les plus complexes et les plus stratégiques pour les fonds.

L’IA comme outil d’aide à la décision

Le rapport consacre également une part importante à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de décision des fonds. De la phase de deal sourcing et de due diligence à la gestion active du portefeuille, les outils d’IA commencent à transformer en profondeur les pratiques opérationnelles. Ils permettent d’analyser des volumes de données plus importants, de détecter des signaux faibles, de modéliser des scénarios de création de valeur et de piloter plus finement la performance des actifs.

Si l’adoption reste encore inégale selon les acteurs et les géographies, McKinsey est clair: les fonds qui intégreront le plus tôt et le plus efficacement ces capacités dans leur chaîne de valeur prendront un avantage compétitif durable. Seulement 6% des general partners jugent aujourd’hui l’IA très impactante sur leurs opérations internes, mais ils sont 70% à anticiper un impact majeur à l’horizon de trois à cinq ans.

Ce que cela signifie pour les acteurs du secteur

Au total, le Global Private Markets Report 2026 de McKinsey dresse le portrait d’une industrie en mutation profonde: plus mature, plus exigeante envers elle-même, mais aussi porteuse d’opportunités réelles pour ceux qui sauront adapter leurs modèles.

Les quatre piliers de la surperformance identifiés par McKinsey — discipline d’acquisition, création de valeur opérationnelle, excellence du leadership et intégration de l’IA — dessinent en creux le profil du fonds de demain: moins financier, plus industriel; moins opportuniste, plus systématique.


Pour consulter le rapport complet, cliquez ici.

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