Le groupe industriel genevois Lem continue de souffrir des taux de change et de ventes faibles dans certaines activités, notamment les énergies renouvelables. Après les neuf premiers mois de l’exercice décalé 2025/26 (clos à fin décembre), le groupe a vu ses recettes et sa rentabilité opérationnelle s’étioler, mais relève ses obejctifs.
Le chiffre d’affaires s’est tassé de 5,4% sur un an à 218,4 millions de francs. A taux de change constants (tcc), les recettes ont fait du surplace (+0,2%), précise vendredi le fabricant genevois d’instruments de mesure du courant électrique.
Les recettes tcc ont progressé nettement dans les deux principaux domaines Automotive (+5,7%) et Automation (+6,8%), tandis que les énergies renouvelables (-8,1%) et la distribution d’énergie (-15,5%) ont accusé le coup.
Malgré une forte demande au deuxième semestre, les entrées de commandes ont reculé de 5,7% à 215,5 millions de francs. Le rapport entre les nouveaux ordres et les encaissements (ratio «book-to-bill») a atteint 0,99.
Le résultat avant intérêt et impôts (Ebit) a fléchi de 8,0% à 18,5 millions de francs, pour une marge rabotée de 0,2 point de pourcentage à 8,5%. Le bénéfice net est stable à 12,1 millions.
Les chiffres publiés par Lem sont globalement supérieurs aux prévisions moyennes des analystes interrogés par l’agence AWP. Les entrées de commandes, attendues à 218,7 millions de francs, font exception.
Pour 2026, la direction table désormais sur un chiffre d’affaires entre 275 et 290 millions de francs, contre 265-290 millions précédemment. La marge Ebit devrait approcher les 10%, sans atteindre cette marque.