Marchés asiatiques: attentisme avant la Fed, l’or reprend son souffle

AWP

2 minutes de lecture

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a fini en repli de 0,10% à 53’322,85 points.

Les Bourses asiatiques étaient minées vendredi par les valeurs technologiques dans le sillage de Wall Street, et attentistes avant le choix attendu du nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed) par Donald Trump, tandis que l’or reculait lourdement après ses récents records.

Bourses nerveuses, la tech pèse

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a fini en repli de 0,10% à 53’322,85 points.

La Bourse de Séoul a terminé stable, Taipei a cédé 1,45% et Sydney 0,65%. L’indice hongkongais Hang Seng perdait 1,77% vers 06H50 GMT.

Les marchés s’inscrivaient dans le sillage de Wall Street, lesté jeudi par la chute de Microsoft, poids lourd technologique dont les résultats trimestriels ont reçu un accueil glacial.

«Le marché américain est apparu affaibli, avec des ventes massives sur les valeurs technologiques, y compris Microsoft et Salesforce. Dans ce contexte, le marché japonais a ouvert sous la pression de mouvements de vente», commente Keita Yamaguchi, de Monex Securities.

Des titres liés aux puces ont bu la tasse à l’unisson, à l’image de Disco (-1,71%), Renesas (-1,85%), ou le taïwanais TSMC (-1,66%).

Alors que commence la saison des résultats d’entreprises, «un point-clé sera la réaction des titres concernés, et s’ils seront en mesure de soutenir le marché», insiste M. Yamaguchi.

A Séoul, le constructeur automobile Hyundai Motors a dégringolé de 5,30% après avoir publié son plus faible bénéfice d’exploitation trimestriel en trois ans, plombé par le coût des surtaxes douanières américaines.

Le dollar monte, rivé à l’annonce sur la Fed, repli de l’or

Vers 06h50, le dollar grimpait de 0,55% face à la monnaie japonaise, à 153,96 yens pour un dollar.

Le yen reprenait ainsi son souffle après avoir été vigoureusement dopé en début de semaine par les spéculations sur une possible intervention monétaire coordonnée des Etats-Unis et du Japon.

Surtout, le marché des changes se montrait attentiste alors que le président américain Donald Trump doit annoncer plus tard vendredi le nom de son candidat pour diriger la banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed).

Un choix scruté par les marchés, à l’heure où le billet vert a été miné ces dernières semaines par une perte de confiance dans la politique américaine et l’indépendance de la Fed, sous pression constante de M. Trump.

L’or, de son côté, chutait de 4,08% à 5.157 dollars l’once, après avoir déjà joué les montagnes russes la veille à la suite de son record au-dessus des 5500 dollars l’once.

«Les marchés ont connu jeudi une brève mais intense période d’aversion au risque, alimentée par les inquiétudes concernant une éventuelle frappe américaine contre l’Iran, conjuguées à des résultats financiers de Microsoft moins bons que prévu», commente Michael Wan, de la banque MUFG.

Cela a plombé l’ensemble des cours des matières premières, y compris l’or, les investisseurs soufflant un peu après une envolée jugée trop rapide.

Les banques ont ainsi réduit leurs paris sur la hausse de l’or, car celle-ci, trop rapide et imprévisible, les expose à de lourdes pertes en cas de repli des cours.

«L’évolution du prix de l’or illustre parfaitement cette volatilité et cette nature quelque peu spéculative des marchés», note M. Wan.

Le pétrole guette les tensions sur l’Iran

Le marché pétrolier reculait vendredi, après des déclarations de Donald Trump assurant espérer ne pas avoir à frapper l’Iran.

L’or noir avait bondi la veille, les opérateurs craignant que les Etats-Unis interviennent militairement contre Téhéran, ce qui pourrait perturber la production en hydrocarbures iranien et le trafic dans le crucial détroit d’Ormuz.

Vers 06h50 GMT, le baril de WTI nord-américain perdait 1,82% à 64,23 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 1,41% à 69,71 dollars.

A lire aussi...