Les gestionnaires de fortune européens se détournent des actions américaines

Communiqué, MSCI

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«Les gestionnaires de fortune européens recalibrent leurs portefeuilles face à un environnement mondial plus instable et fragmenté», déclare Hassan Suffyan, Head of Wealth pour la zone EMEA et l’APAC chez MSCI.

MSCI publie The Emerging Trends in Wealth Management 2026, une étude mondiale menée auprès de 250 professionnels de la gestion de fortune, dont 65 en Europe, qui met en lumière les grandes transformations à l’œuvre dans l’industrie.

L’étude révèle une réallocation marquée des portefeuilles européens hors des actions américaines, au profit des marchés développés hors États-Unis (77%) et des marchés émergents (49%). Cette évolution s’inscrit dans un contexte de volatilité géopolitique accrue et de recherche renforcée de diversification.

Parmi les principaux enseignements pour l’Europe:

  • Les actifs privés gagnent du terrain: 72% des répondants anticipent une hausse de leur allocation dans les portefeuilles des clients fortunés au cours des trois prochaines années.
  • Les actifs numériques progressent: plus de la moitié (52%) s’attendent à une augmentation des allocations, tandis que 31% prévoient une hausse de l’exposition aux obligations et 22% aux matières premières.
  • Un retard perçu dans l’adoption de l’IA: 48% des professionnels estiment que la gestion de fortune européenne est en retard par rapport au reste des services financiers, et seuls 22% la considèrent comme leader dans l’adoption de l’intelligence artificielle.

«Les gestionnaires de fortune européens recalibrent leurs portefeuilles face à un environnement mondial plus instable et fragmenté», déclare Hassan Suffyan, Head of Wealth pour la zone EMEA et l’APAC chez MSCI. «Dans le même temps, l’accélération de l’adoption de l’IA représente une opportunité majeure pour les acteurs capables de combiner diversification, technologie et données afin de répondre à l’évolution des attentes des clients et de naviguer dans un contexte géopolitique incertain.»

Une industrie mondiale en pleine transformation

L’étude identifie cinq forces structurantes qui redessinent la gestion de fortune à l’échelle mondiale:

1. Une demande accrue de personnalisation des portefeuilles

  • 98% des nouveaux portefeuilles de clients fortunés (HNW) intègrent désormais un certain degré de personnalisation, contre 60% dans l’étude 2025.
  • 53% citent la recherche d’expositions thématiques comme principal moteur de cette personnalisation.
  • 62% anticipent une progression de l’indexation directe au cours des trois prochaines années, et 59% la jugent essentielle pour servir les clients HNW.

2. Des préoccupations géopolitiques en forte hausse

  • 86% des répondants signalent une inquiétude accrue liée aux nouveaux droits de douane et à l’incertitude mondiale par rapport à l’an dernier.

3. Un regain d’intérêt pour les marchés hors États-Unis

  • 61% prévoient d’augmenter leurs allocations vers les marchés développés non américains, contre seulement un tiers envisageant une hausse de l’exposition aux actions américaines.
  • 48% anticipent une augmentation des investissements dans les marchés émergents.

4. L’essor des marchés privés

  • 83% estiment qu’une offre robuste de solutions sur les marchés privés devient indispensable dans la relation client.
  • Pour préserver liquidité et flexibilité, 73% pensent que les ETF seront de plus en plus utilisés en complément des actifs privés.

5. L’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle

  • 68% considèrent désormais l’IA comme critique pour rester compétitif.
  • 44% estiment être en retard par rapport au reste des services financiers.
  • 95% prévoient d’augmenter leurs investissements dans l’IA.

«La gestion de fortune traverse une période de transition majeure», ajoute Hassan Suffyan. «En dehors des États-Unis, la concentration des marchés pousse les clients à rechercher davantage de diversification vers les marchés développés et émergents. Les gestionnaires en Europe, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique réallouent plus résolument leurs portefeuilles, reflétant des perceptions du risque et des attentes clients différentes.»

«La personnalisation n’est plus un facteur différenciant, mais une exigence de base», conclut Alex Kokolis, Global Head of Wealth chez MSCI. «La question n’est plus de savoir s’il faut personnaliser, mais comment le faire à grande échelle tout en maintenant efficacité, cohérence et transparence.»

 

Cliquez ici pour accéder à l'étude complète (en anglais).

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