KOF et Seco harmonisent leurs projections

AWP/AFP

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Le PIB devrait progresser de 1,4% sur l’année qui s’achève, 1,1% en 2026 et 1,7% en 2027, selon les prévisionnistes du Secrétariat d’Etat à l’économie et du centre zurichois d’études conjoncturelles.

Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) et le centre zurichois d’études conjoncturelles KOF remanient lundi leurs projections de croissance pour la Suisse - hors évènements sportifs - avec pour résultat une parfaite harmonie. Le produit intérieur brut (PIB) doit ainsi progresser de 1,4% sur l’année qui s’achève, 1,1% en 2026 et 1,7% en 2027.

Les prévisionnistes du Seco comme ceux du KOF évoquent dans leurs rapports respectifs la baisse des droits de douane étasuniens comme principal facteur d’embellie pour l’année prochaine. L’abaissement à 15% de ces droits d’entrée, contre 39% précédemment, renforce en outre la prévisibilité, souligne le Seco.

Dans l’immédiat, les économistes fédéraux observent des indices de rebond sur le trimestre en cours, après une contraction attribuée à l’industrie pharmaceutique et chimique entre juillet et fin septembre. Le commerce extérieur devrait retrouver de la vigueur l’an prochain, mais l’essentiel de la croissance attendue repose toujours sur la demande intérieure.

Inflation anémique

Sur le front de l’inflation, le Seco table toujours sur un taux moyen de 0,2% sur l’année en cours et de 0,5% pour la suivante. Le KOF, lui, ne livre plus d’indication pour 2025, mais a raboté de moitié son estimation pour 2026, à 0,3%. Le chiffre de 0,6% pour 2027 est maintenu.

Le marché du travail risque de son côté de pâtir quelque temps encore d’une croissance du marché intérieur inférieure à la moyenne. Les experts bernois anticipent à cet égard une progression du taux de chômage à 3,1% sur l’ensemble 2026, avant un repli à 2,9% en 2027.

La clarification autour des barrières douanières à l’entrée des Etats-Unis n’ont de loin pas levé toutes les incertitudes autour de l’avenir de la place économique helvétique. Le KOF se demande ainsi dans quelle mesure les contreparties promises en termes d’investissement au pays de l’oncle Sam prétériteront la capacité d’investissement autochtone.

Le sort de la pharma, pressée par l’administration Trump de baisser ses prix, n’est en outre pas encore scellé.

La persistance des risques géopolitiques exerce en outre toujours une pression haussière sur le franc, susceptible de pénaliser la compétitivité de l’industrie d’exportation helvétique.

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