Fonds durables: les banques de détail suisses en tête

Communiqué, Robeco

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Plus de la moitié des fonds propres des banques de détail suisses sont désormais durables, captant près de 70% des nouveaux capitaux privés.

Les exigences en matière d’investissements durables se renforcent rapidement. Entre nouvelles réglementations européennes et durcissement de l’autorégulation en Suisse, le marché local des fonds connaît une profonde transformation. Dans ce contexte, les banques de détail suisses placent désormais les fonds durables au cœur de leur offre, révèle une nouvelle étude de la Haute école de Lucerne (HSLU) menée en partenariat avec Robeco.

«Depuis plusieurs années, nous observons un intérêt soutenu des investisseurs privés pour les placements durables, un engouement que l’on retrouve dans l’offre des banques», souligne le co-auteur, Prof. Dr. Manfred Stüttgen. «Les banques de détail suisses ont fortement investi dans les produits, les processus et la formation liés à la durabilité – elles en récoltent aujourd’hui les fruits», ajoute-t-il.

Roman Boner, responsable de la stratégie Robeco Smart Energy, souligne: «L’électrification de la demande finale et l’expansion rapide des centres de données alimentés par l’IA entraînent une hausse historique de la demande d’électricité. Après plus d’une décennie de stagnation, la consommation d’électricité aux États-Unis repart à la hausse. Avec une pénurie de turbines à gaz et de nouvelles centrales nucléaires encore lointaines, le solaire couplé au stockage émerge comme la seule solution évolutive à court terme. Chaque électron compte.»

Les investissements durables continuent de séduire en Suisse: ils constituent déjà la majorité des fonds internes proposés par les banques de détail. La dynamique reste forte, la plupart des nouveaux capitaux des investisseurs privés suisses se dirigeant désormais vers ces produits. Dans le même temps, les exigences de qualité se sont nettement renforcées. Depuis mai 2025, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) applique des critères plus stricts pour l’étiquetage des fonds dits «durables», et les associations professionnelles suisses suivent cette orientation. Les fonds doivent désormais apporter des preuves solides de leurs allégations de durabilité, sous peine d’être retirés du marché. Environ 300 fonds ont déjà disparu, laissant un univers plus crédible de 2033 fonds totalisant plus de 1229 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion.

Les banques de détail en tête du changement

Parmi les 27 banques de détail suisses analysées, plus de la moitié de leurs 510 fonds propres sont désormais positionnés comme durables. Ces fonds attirent 69% des nouveaux capitaux investis – principalement en provenance de clients privés.

La transition énergétique, une opportunité d’investissement

Les fonds durables couvrent un large éventail de thématiques, dont la transition énergétique – un levier essentiel pour réduire la pollution, renforcer la sécurité énergétique et stimuler une croissance plus durable. L’objectif: remplacer les combustibles fossiles par des technologies propres et l’électrification afin de protéger le climat à long terme. Seuls 45 fonds identifiés se concentrent spécifiquement sur cette transition, misant sur des technologies favorisant les énergies renouvelables, les réseaux, le stockage et l’efficacité énergétique. Ces stratégies cherchent à tirer parti du fait que les capitaux investis dans les énergies propres dépassent déjà ceux du secteur fossile. La qualité et la transparence progressent: plus de la moitié des fonds durables en Suisse analysent désormais l’impact potentiel des entreprises sur la transition énergétique.

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