La livre minée par la perspective de hausses d’impôts au Royaume-Uni

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Vers 15h15, la devise britannique recule de 0,66% par rapport au billet vert, à 1,3053 dollar pour une livre, à des niveaux plus vus depuis avril.

La livre évolue mardi au plus bas depuis plus de six mois face au dollar, après que la ministre des Finances britannique, Rachel Reeves, a ouvert la voie à des hausses d’impôts dans son futur budget.

A quelques semaines de la présentation du budget d’automne, le 26 novembre, le gouvernement britannique est sous pression, confronté à un trou béant dans les finances publiques, une croissance peu reluisante et une inflation encore trop vivace à son goût.

Dans son discours prononcé mardi, la chancelière de l’Echiquier, son titre officiel, a prévenu les Britanniques qu’ils devront tous «contribuer» à redresser le pays, et n’a pas exclu une augmentation de l’impôt sur le revenu ou de la TVA.

«Une hausse d’impôts audacieuse», susceptible de ralentir l’inflation, «devrait faire baisser les rendements des obligations d’État et pourrait permettre à la Banque d’Angleterre de procéder à de nouvelles réductions» de son taux directeur, a expliqué Neil Wilson, analyste de Saxobank.

Mais selon lui, «le risque est de porter un coup dur à la confiance dans l’économie réelle et de freiner la croissance», autre facteur pesant sur la livre.

Enfin, l’annonce de dernière minute de ce discours renforce le fait que «le marché doute de la crédibilité» du budget, ajoute l’analyste.

Vers 14H15 GMT (15H15 à Paris), la livre sterling chutait de 0,66% par rapport au billet vert, à 1,3053 dollar pour une livre, à des niveaux pas vus depuis avril.

La devise britannique glissait également de 0,35% face à la monnaie unique européenne, à 87,98 pence pour un euro.

L’euro a pour sa part touché un nouveau plus bas depuis août face au billet vert, à 1,1477 dollar.

Le dollar «bénéficie du recul des anticipations de baisse des taux de la Fed», la Réserve fédérale américaine, a relevé Kathleen Brooks, analyste de XTB.

De son côté, la monnaie japonaise prenait 0,49%, à 153,45 yens pour un dollar, après les déclarations de la nouvelle ministre des Finances, Satsuki Katayama, qui s’est dite attentive aux fluctuations du marché des changes.

«Bien que nous estimions toujours improbable une intervention directe pour soutenir le yen aux niveaux actuels, les autorités japonaises espèrent que ces interventions verbales contribueront au moins à ralentir le rythme de sa dépréciation», a noté Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Dans un environnement de marché où «la prudence est de mise» comme le relève M. Wilson, le bitcoin, actif considéré comme volatil et donc plus risqué, est tombé au plus bas depuis juin, à 103.539,17 dollars.

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