Le dollar porté par la diminution des attentes de baisses des taux américains

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Vers 11h30, le billet vert se renforce de 0,17% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1517 dollar, et avance de 0,14% face à la livre, à 1,3133 dollar.

Le dollar progresse modestement lundi, les investisseurs ayant réduit leurs anticipations de nouvelles baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed), tandis que les avis divergent sur le verdict de la Banque d’Angleterre jeudi.

La banque centrale américaine avait procédé mercredi dernier à une coupe de 0,25 point de pourcentage de ses taux d’intérêt, les ramenant dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4%.

Mais la «récente dynamique haussière du dollar a été renforcée» par les commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, dans la foulée de l’annonce, relève Lee Harmdan, analyste chez MUFG.

M. Powell a prévenu qu’une détente supplémentaire était «loin» d’être acquise à la réunion suivante de décembre.

Le président de la Fed de Kansas City, Jeff Schmid, a dit aussi vendredi qu’il estimait que l’inflation était «trop élevée».

Privé d’indices sur la santé de l’économie aux Etats-Unis, le marché des changes avance aussi à tâtons.

«En raison du blocage persistant des services de l’administration américaine, il est peu probable que les chiffres de l’emploi soient publiés cette semaine», relève Kathleen Brooks, de XTB.

Vers 10H30 GMT (11H30 HEC), le billet vert se renforçait de 0,17% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1517 dollar, et avançait de 0,14% face à la livre, à 1,3133 dollar.

L’euro évoluait en outre proche de ses niveaux de vendredi, lorsqu’il a touché un plus haut face à la livre depuis mai 2023.

La Banque centrale européenne (BCE) a sans surprise laissé ses taux inchangés jeudi dernier.

Le marché n’accorde également que 30% de probabilité à une réduction du taux directeur de la Banque d’Angleterre (BoE) lors de sa prochaine réunion ce jeudi, d’après les données de Bloomberg.

Il est probable que «la Banque d’Angleterre préfère observer des signes supplémentaires de faiblesse de l’inflation et prendre connaissance des détails du prochain budget d’automne du gouvernement» fin novembre avant de procéder à une coupe, avance M. Hardman.

Mais certains analystes n’excluent pas que l’institution monétaire abaisse son taux, au vu du tableau peu reluisant de l’économie britannique peint par les dernières données publiées.

Aussi, «les voix en faveur d’une politique monétaire plus restrictive au sein du Comité (de politique monétaire, ndlr) - Mann, Pill, Greene et Lombardelli - semblent résolues à s’opposer à une baisse des taux dans un avenir proche, voire à toute baisse future», estime Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

«Pour qu’une baisse ait lieu, l’unanimité des cinq autres membres serait nécessaire.»

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