Geberit ralentit sur neuf mois, confirme ses perspectives

AWP

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Le groupe st-gallois voit ses recettes nettes augmenter de 2,0% sur un an à 2,45 milliards de francs entre janvier et fin septembre. L’action clôture sur une grimpée de 4%.

Le spécialiste des équipements sanitaires Geberit a vu ses recettes légèrement augmenter mais ses autres indicateurs financiers se péjorer sur les neuf premiers mois de l’année. La direction a très légèrement et partiellement relevé ses attentes pour l’ensemble de l’exercice.

Le groupe st-gallois a vu ses recettes nettes augmenter de 2,0% sur un an à 2,45 milliards de francs entre janvier et fin septembre, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué. Ajusté d’effets de changes négatifs de 58 millions, les ventes ont même progressé de 4,4%.

La rentabilité a par contre reculé, le résultat d’exploitation (Ebit) cédant 1,6% à 633,1 millions et la marge afférente perdant 0,9 point à 25,9%. Le bénéfice net a quant à lui reculé de 1,2% à 494,3 millions.

Ces chiffres clés sont conformes aux prévisions des analystes interrogés par l’agence AWP.

La direction de Geberit prévoit désormais pour l’ensemble de 2025 une hausse du chiffre d’affaires net en monnaies locales de 4,5% (+4,0% précédemment) et une marge brute d’exploitation (Ebitda) d’environ 29%, contre 29,6% en 2024.

Le groupe avait récemment indiqué vouloir réaliser quelque 10 millions de francs d’économies annuelles dès 2027, grâce à la fermeture de l’usine de céramique de Wesel en Allemagne. Les coûts liés à cette fermeture sont chiffrés à 17 millions au premier semestre, auxquels devraient s’ajouter 5 millions supplémentaires au deuxième semestre et 3 millions l’an prochain.

Concernant les droits de douane américains imposés sur les exportations suisses, le groupe estime qu’ils n’ont pas un impact important sur son activité. Geberit produit en effet sur place la majeure partie des produits qu’il vend outre-Atlantique.

Sauvé par la rénovation

En Europe, Geberit table encore sur un léger repli dans la construction de nouveaux bâtiments d’ici la fin de l’année, une tendance qui devrait partiellement être compensée par les travaux de rénovation. Après la forte baisse enregistrée à partir de mi-2022, le secteur de la construction s’est stabilisé depuis début 2025.

Le groupe st-gallois explique ce marasme sur le Vieux-Continent par la contraction de 2% des permis de construire en 2024 et de 3% au premier semestre 2025. L’activité de rénovation, qui représente 60% des ventes de Geberit, devrait par contre compenser ce manque à gagner.

Ailleurs dans le monde, la demande devrait être solide en Inde et dans les pays du Golfe, alors qu’elle est attendue en recul en Chine en raison des difficultés dans le secteur immobilier. Malgré cela, Geberit compte rester rentable dans l’Empire du milieu, affirme le patron Christian Buhl.

«Geberit a réalisé de très solides résultats», ont applaudi les spécialistes de Berenberg. Le groupe continue de profiter de sa «stricte discipline en matière des coûts et de son excellence opérationnelle», ont-ils ajouté dans un commentaire.

Pour les experts d’Oddo BHF, Geberit continue de dépasser ses concurrents grâce à une croissance organique de 5,4% au troisième trimestre. Cette progression devrait se poursuivre, soutenue par le lancement de nouveaux produits, un rebond attendu du marché immobilier en Europe et une exposition «insignifiante» à des marchés en difficulté comme les Etats-Unis et la Chine, ont-ils souligné.

Les investisseurs ont salué les annonces du groupe st-gallois. L’action Geberit a achevé la séance sur un bond de près de 4% à 614,40 francs, l’indice vedette SMI parvenant pour sa part a clôturer en hausse de 0,58%.

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