Croissance généralisée pour Sandoz au troisième trimestre

AWP

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Entre juillet et septembre, le chiffre d’affaires s’est étoffé de 9% sur un an à 2,83 milliards de dollars (2,26 milliards de francs), rapporte jeudi la société bâloise.

Le géant des médicaments bon marché Sandoz a modestement remanié ses perspectives annuelles après un troisième trimestre qui lui a permis de croître dans toutes les régions et catégories de produits. Le chiffre d’affaires généré par les biosimilaires - plus rentables que les génériques - a dépassé l’objectif maison de 30%.

Entre juillet et septembre, le chiffre d’affaires s’est étoffé de 9% sur un an à 2,83 milliards de dollars (2,26 milliards de francs), rapporte jeudi la société bâloise, séparée du groupe Novartis et cotée à la Bourse depuis octobre 2023. Les génériques affichent des ventes de 1,96 milliard, en progression de 6%, tandis que les biosimilaires ont généré des recettes de 862 millions, soit une poussée de 16%.

Sandoz revendique des ventes nettes en hausse de 6%, prenant en considération une croissance globale des volumes de 8% et une érosion des prix de 2%.

Sur les neuf premiers mois de l’année, Sandoz a enregistré 8,06 milliards de dollars de recettes, en hausse de 5%, dont 5,70 milliards pour les génériques (+3%) et 2,36 milliards pour les biosimilaires, qui effectuent une envolée de 13% en rythme annuel.

Les chiffres de Sandoz satisfont les prévisions des analystes interrogés par l’agence AWP.

Depuis janvier, la part des biosimilaires aux revenus totaux s’est fixée sous la barre des 30% (à 29%), le seuil-cible atteint pour la première fois sur le seul deuxième trimestre. Au troisième partiel, la contribution de cette catégorie de produits au chiffre d’affaires a dépassé cette marque, à 31%.

L’Europe demeure le principal débouché pour l’ex-filiale de Novartis, totalisant à elle seule plus de la moitié des recettes à 4,36 milliards de dollars (+9%). La zone «International» couvre 1,94 milliard de chiffre d’affaires et a crû de 2%, tandis que l’Amérique du nord a contribué à hauteur de 1,75 milliard, soit +1%.

Prise en compte d’éventuels droits de douane

La direction a légèrement remanié sa feuille de route pour 2025, confirmant une progression de recettes nettes entre 4 et 6% et précisant l’objectif de marge opérationnelle brute (Ebitda) de base à 21-22%, contre «environ 21%» précédemment. Ce relèvement s’explique par la part toujours plus importante des biosimilaires au chiffre d’affaires.

Ces nouvelles prévisions prennent notamment en considération l’effet d’éventuels droits de douane punitifs aux Etats-Unis, bien que Sandoz - ainsi que les autres producteurs de médicaments bon marché - ait été épargné jusqu’à présent par le président Donald Trump.

En se basant sur le haut de la fourchette des objectifs, la feuille de route dépasserait de 2% les estimations du consensus pour les recettes et de 6% pour celles de marge Ebitda, souligne la Banque cantonale de Zurich, qui anticipe cependant un renforcement de la concurrence. La pression sur les prix va s’accentuer malgré une baisse attendue des coûts de développement des biosimilaires.

D’ici la fin de l’année, le groupe entend commercialiser les produits Wyost & Jubbont (denosumab) en Europe et Tyruko (natalizumab) aux Etats-Unis.

A moyen terme, Sandoz ambitionne toujours de voir ses recettes progresser d’environ 5% et d’atteindre une marge Ebitda de base entre 24 et 26%. Lors d’une téléconférence, le directeur général Richard Saynor a rappelé que l’expiration de brevets aux Etats-Unis ces prochaines années offre un potentiel considérable à Sandoz. Mercredi, l’Autorité sanitaire américaine (FDA) a annoncé des mesures visant à accélérer le développement des biosimilaires et à les rendre plus rentables. «Nous devrions en profiter», a expliqué le patron de Sandoz, qui exhorte l’Union européenne à emboîter le pas aux Etats-Unis.

Vers 11h15, l’action Sandoz gonflait de 1,5% à 51,44 francs, dans un SLI en modeste hausse (+0,06%).

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