Thales a vu ses commandes bondir au troisième trimestre à 6,4 milliards d’euros avec de gros contrats dans la défense et le spatial, notamment autour de la prochaine constellation de satellites européenne Iris2.
«On a un troisième trimestre qui est très bon en termes de prises de commandes et également en termes de croissance du chiffre d’affaires», a déclaré le directeur financier Pascal Bouchiat au cours d’une conférence de presse à l’occasion de la publication des résultats du troisième trimestre.
Avec quatre gros contrats, les commandes trimestrielles ont progressé de 37% par rapport à la même période de l’année précédente à 6,4 milliards d’euros.
Sur les neuf premiers mois de l’année, les prises de commandes ont également augmenté de 8% à 16,8 milliards d’euros.
Selon M. Bouchiat, «pour la première fois, nous avons pu signer un contrat de taille très significative», supérieur à 100 millions d’euros avec SpaceRise, le consortium des trois opérateurs de satellites chargé du déploiement en 2030 d’Iris2, un réseau de près de 300 satellites pour la connectivité sécurisée.
Il porte sur une première phase de développement d’ingénierie pour ce projet de constellation, cruciale pour la sécurité de l’Europe.
Par ailleurs, le groupe a décroché un contrat de plus d’un milliard d’euros avec le ministère de la Défense du Royaume-Uni pour la production et la livraison de 5000 missiles LMM pour un pays tiers.
Une troisième commande de plus de 100 millions d’euros est celle du ministère allemand de la Défense pour des radars portatifs de surveillance terrestre pour un pays tiers. La quatrième d’un autre pays européen porte sur la livraison de munitions de 70 millimètres.
Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 9,1% sur un an, à 4,95 milliards d’euros. Sur neuf mois, la progression est de 8,4% à 15,3 milliards d’euros.
Des éléments qui permettent de «confirmer avec confiance» les objectifs financiers annuels: Thales table sur une croissance de son chiffre d’affaires de 6 à 7% à périmètre et changes constants dans la fourchette de 21,8 à 22 milliards d’euros, et une marge opérationnelle de 12,2 à 12,4%.