Les marchés temporisent après des sommets

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En Europe, Paris recule de 0,63% au lendemain de records en séance comme en clôture, Francfort cède 0,74%, Milan 1,03% et Zurich 0,07%.

Les bourses mondiales temporisent mercredi après des records à Wall Street et à Paris la veille, les investisseurs surveillant les tensions commerciales et une nouvelle salve de résultats d’entreprises.

En fin de séance en Europe, la Bourse de Paris a perdu 0,63% au lendemain de records en séance comme en clôture, Francfort a cédé 0,74%, Milan 1,03% et Zurich 0,07%.

Seule Londres, aidée par la publication d’un indice d’inflation meilleur que prévu et animée par les banques, a terminé nettement dans le vert, gagnant 0,93%. Le titre de Barclays a fait un bond de 4,87%.

A New York, Wall Street évolue dans le rouge, vers 16H00 GMT. Le Nasdaq, à dominante technologique, perdait 0,76%, le S&P 500 cédait 0,35% et le Dow Jones 0,28%.

«Les valeurs sont élevées et vulnérables. En cette saison de résultats, on craint que le niveau de rentabilité des grands noms de la technologie» qui publient leurs comptes à la fin du mois «ne soit pas suffisamment élevé pour garantir ces valorisations», a commenté pour l’AFP Mike O’Sullivan, économiste en chef de Moonfare.

Ainsi, Netflix, dont la parution des résultats sert souvent de balise d’avertissement au reste du secteur, dégringolait de 9,72% sur le Nasdaq en milieu de séance. «Ce baromètre n’a pas été aussi fort que par le passé», a jugé M. O’Sullivan.

Le leader du streaming a dégagé un bénéfice de 2,5 milliards de dollars au 3e trimestre, très en dessous des attentes en raison d’un litige fiscal au Brésil.

Les investisseurs ont aussi semblé refroidis par le ton du président Donald Trump mardi qui a semé des doutes sur une résolution prochaine et rapide du bras de fer commercial avec la Chine.

S’il a déclaré s’attendre à conclure un «bon» accord commercial avec Pékin lors d’un sommet des pays de l’Asie-Pacifique la semaine prochaine, il a aussi averti que la rencontre prévue avec son homologue chinois Xi Jinping pourrait ne pas avoir lieu.

Mais pour Mike O’Sullivan, «les marchés donnent de moins en moins de crédibilité aux propos de Trump sur le commerce». Il souligne qu’il y a de plus en plus d’exceptions aux droits de douane que la Maison Blanche impose.

Salve de résultats

A Paris, l’action L’Oréal a fondu de 6,70% à 371,35 euros au lendemain de la publication de ses résultats au troisième trimestre, en dessous des attentes des analystes malgré des ventes en légère hausse.

Le groupe français de luxe Hermès s’est inscrit en baisse 2,27% à 2.199 euros le titre à Paris après avoir publié un chiffre d’affaires en hausse de 5% à 3,9 milliards d’euros.

Jefferies a légèrement abaissé son objectif de cours en raison du «ralentissement du rythme des gains de parts de marché».

L’or marque le pas

L’once d’or continuait de reculer, au lendemain d’une chute d’environ 5,30%, s’éloignant de son sommet historique atteint lundi, à 4.381,52 dollars l’once (31,1 g).

Vers 15H50 GMT, le métal précieux cédait 2,06% à 4.040,18 dollars.

Ole Hansen, analyste de Saxo Bank, attribue ces pertes notamment à «la diminution des achats liés à Diwali», des fêtes hindoues qui ont lieu en novembre en Inde, et sont traditionnellement synonyme d’achats de lingots et de bijoux en or.

Le métal jaune demeure toutefois en forte hausse de plus de 50% depuis le début de l’année.

Les devises et le pétrole

Le dollar, en rebond ces derniers jours, se stabilisait à 1,1611 dollar pour un euro (-0,04%).

La livre sterling grappillait 0,03% par rapport à la devise américaine, à 1,3372 dollar pour une livre.

L’inflation britannique est restée stable en septembre au Royaume-Uni, à 3,8% sur un an, un chiffre inférieur aux attentes.

Ces données renforcent les arguments en faveur d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre et faisaient glisser les rendements des emprunts de l’Etat britannique à 10 ans à 4,41%, un plus bas depuis avril.

Les cours du pétrole montent, les investisseurs s’inquiétant d’une baisse de l’offre russe après des commentaires de Donald Trump indiquant que l’Inde cesserait d’acheter du brut à Moscou.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 2,31% à 62,74 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate gagnait 2,53% à 58,69 dollars.

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