Marchés européens en baisse, sur fond d’inquiétudes bancaires et de discussions avec Pékin

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Francfort décroche de 1,82%, Milan recule de 1,45% et Londres abandonne 0,86%. Paris résiste mieux, ne fléchissant que de 0,18%.

Les bourses mondiales sont partagées vendredi, inquiètes des difficultés de banques régionales américaines tout en surveillant de possibles signes positifs de la guerre commerciale avec la Chine.

Wall Street progressait vers 18h20 (heure suisse): l’indice Dow Jones prenait 0,45%, l’indice élargi S&P 500 grappillait 0,25% et le Nasdaq 0,18%.

En Europe, Francfort a chuté de 1,82%, Milan de 1,45% et Londres de 0,86%. Paris a mieux résisté, ne cédant que 0,18%.

La place parisienne a repris son souffle après avoir été successivement malmenée par l’instabilité politique en France puis soutenue par l’envolée de son secteur du luxe, poids lourd de la cote, après des ventes trimestrielles meilleures qu’attendu du géant LVMH.

Le CAC 40, l’indice vedette de la place parisienne, a profité vendredi des bons résultats d’EssilorLuxottica, publiés la veille.

Le titre du numéro un mondial de l’optique a grimpé de 12,98% à 312,50 euros.

Sur le front de la guerre commerciale, Donald Trump a confirmé vendredi qu’il allait rencontrer le président chinois Xi Jinping en Corée du Sud dans «deux semaines environ», en marge du sommet de la coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

Dans une interview à Fox News dont l’intégralité sera diffusée dimanche, le président américain a même déclaré que les droits de douane supplémentaires de 100% sur les produits chinois qu’il a menacé d’appliquer il y a à peine une semaine, n’étaient «pas viables».

«Cela va bien se passer avec la Chine. Je m’entends très bien avec lui», a-t-il ajouté en parlant du président Xi.

«Une fois de plus, le marché dépend des déclarations, des rebuffades, des volte-faces de Donald Trump», a commenté Emmanuel Auboyneau, gérant à Amplegest.

«Le fait qu’il dise qu’il aime beaucoup le président chinois et qu’ils vont négocier, cela rassure le marché», a-t-il ajouté, interrogé par l’AFP.

«Cela n’enlève pas le problème des banques américaines qui pour l’instant n’est pas un gros problème mais cela rappelle de mauvais souvenirs aux marchés. Il faut rester attentif», a encore indiqué le spécialiste.

Les valeurs bancaires ont continué de souffrir des inquiétudes des investisseurs sur les créances douteuses des banques régionales américaines.

Deux banques ont en effet révélé jeudi avoir essuyé des dizaines de millions de dollars de pertes en raison de problèmes sur des prêts, a expliqué Derren Nathan, responsable de la recherche actions chez Hargreaves Lansdown.

Dans le détail, Zions Bancorporation, qui avait dévissé de 13,14% jeudi après avoir annoncé une perte de 50 millions de dollars liée à des prêts de sa filiale californienne, se redressait vendredi (+3,88% à 16H00 GMT).

Western Alliance, qui avait lâché 10,88% alors qu’elle a été exposée aux mêmes emprunteurs, reprenait 2,37% à New York.

«Les pertes présumées ne sont pas suffisamment importantes pour mettre en danger ces deux banques, mais elles le sont suffisamment pour attirer l’attention du secteur», indique Christopher Low, de FHN Financial.

Pour les analystes, ces problèmes rappellent les tensions sur les banques régionales après la faillite de Silicon Valley Bank (SVB) en mars 2023.

En Europe, le tableau des valeurs bancaires a baigné dans un océan de rouge: Banco Santander a cédé 3,36%, BNP Paribas 3,96%, Crédit Agricole 2,45% et Société Générale 5,10%. Barclays a chuté de 5,66% et Deutsche Bank de 6,07%.

Volvo cale

Le fabricant suédois de poids lourds Volvo Group a annoncé un recul de 25% de son bénéfice net au troisième trimestre, l’attentisme des clients aux Etats-Unis pesant sur la demande.

Le chiffre d’affaires a reculé de 5% à 110,7 milliards de couronnes (10 milliards d’euros), pour un bénéfice net de 7,6 milliards de couronnes (700 millions d’euros).

A Stockholm, le titre a lâché 7,76% à 247,40 euros.

Le dollar se reprend

Le dollar remonte vendredi et les valeurs refuge freinent, après les déclarations de Donald Trump suscitant des espoirs d’apaisement des tensions commerciales avec Pékin.

Vers 18h15, la devise américaine se relevait de 0,11% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1676 dollar pour un euro.

L’or refluait de 1,93%, après s’être envolé vendredi à un nouveau sommet inédit, à 4379,93 dollars l’once (31,1 g).

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