Elections au Japon: quelles conséquences sur l’économie?

Tilmann Galler, J.P. Morgan Asset Management

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Au Japon, la situation politique exerce des pressions à la hausse sur les rendements des obligations à échéance longue.

Sanae Takaichi devrait devenir la prochaine Première ministre du Japon après son élection à la tête du parti libéral démocrate (PLD) le 4 octobre. Ce résultat a des conséquences importantes pour l’économie et les marchés puisque Sanae Takaichi a plaidé en faveur d’une politique budgétaire expansionniste et d’un ralentissement du rythme de normalisation de la politique monétaire par la Banque du Japon.

En effet, après sa victoire à la présidence du parti, la courbe des taux s’est pentifiée, le yen s’est affaibli et les actions japonaises ont gagné du terrain. L’ampleur et les caractéristiques des projets de dépenses budgétaires du prochain gouvernement devraient être clarifiées au moment de la formation de l’équipe gouvernementale ainsi que des discussions ultérieures sur la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025 et sur le budget de l’exercice 2026.

Les craintes à l’égard d’une dégradation des finances publiques et d’une hausse de l’inflation sont susceptibles d’exercer de nouvelles pressions à la hausse sur les rendements des obligations d’État japonaises à échéance longue, avec de possibles retombées sur les marchés obligataires mondiaux.  

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