Les marchés européens en timide hausse, l’or continue son ascension

AWP/AFP

2 minutes de lecture

Paris grappille 0,13%, Francfort seulement 0,02% et Londres 0,16%. Milan cède 0,22%. A Zurich, le SMI avance de 0,64%.

Les bourses mondiales avancent modestement lundi dans un marché surveillant un risque de blocage budgétaire à Washington («shutdown»), tandis que l’incertitude favorise la demande d’or, propulsant l’once du métal précieux à un nouveau sommet.

En Europe, Paris a grappillé 0,13%, Francfort seulement 0,02% et Londres 0,16%. Milan a cédé 0,22%. A Zurich, le SMI a avancé de 0,64%.

A Wall Street, les principaux indices évoluent non loin de leurs niveaux record. Le Nasdaq, à dominante technologique, gagne 0,54% vers 15H45 GMT, le S&P 500 prend 0,25% tandis que le Dow Jones cède 0,14%.

De son côté, l’or n’en finit plus de franchir des records, touchant un nouveau plus haut. A 16H00 GMT, l’once de métal précieux grimpait de 1,89% à 3.831 dollars.

Son ascension est aidée par «les anticipations de nouvelles baisses de taux» de la Réserve fédérale (Fed), qui augmentent l’attractivité de l’or par rapport au dollar» et pèsent en retour sur la valeur du billet vert, selon Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

L’or devient «un vrai refuge» alors que la Banque centrale chinoise (PBOC) planifie d’augmenter ses stocks au cours des cinq prochaines années, ce qui dope le métal jaune, a aussi souligné Thierry Claudé de Kiplink.

Les craintes d’un «shutdown» aux Etats-Unis, soit la paralysie d’une partie des services de l’État fédéral américain, ont également poussé l’or à la hausse au détriment de la devise américaine.

Vers 15H55 GMT, le billet vert lâchait 0,20% par rapport à l’euro, à 1,1730 dollar pour un euro tandis que le rendement sur les bons américains à 10 ans reculait de 3,9 points à 4,13%.

Le marché actions quant à lui a montré peu de volume: «il n’y a pas de données économiques notables aujourd’hui, mais une semaine chargée nous attend», a résumé auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Selon l’analyste, la place américaine s’interroge sur deux points en particulier: «y aura-t-il un arrêt des activités gouvernementales ? Cela nous empêchera-t-il d’obtenir les chiffres de l’emploi non agricole vendredi ?».

Le Congrès a jusqu’à mardi soir pour adopter un budget, même temporaire, et ainsi éviter un «shutdown».

Electronic Arts racheté

L’éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts (EA), qui produit notamment les jeux de foot EA Sports FC (ex-FIFA) ou de simulation de vie les Sims, a annoncé son acquisition par un consortium de fonds d’investissement.

L’opération valorisera EA autour de 55 milliards de dollars, a précisé l’entreprise dans un communiqué. A la Bourse de New York, le titre, destiné à être retiré du marché, prenait 4,74% vers 16H00 GMT.

Lufthansa supprime des effectifs

Le premier groupe aérien européen Lufthansa (+0,15%) a annoncé lundi la suppression de 4.000 postes d’ici 2030, essentiellement en Allemagne.

Cette réduction d’effectifs, la plus importante depuis la pandémie de Covid-19, se fera «en concertation avec les partenaires sociaux» et l’»accent sera mis sur les postes administratifs», a précisé l’entreprise allemande.

Le syndicat des services Verdi ne va pas accepter «un véritable saccage du personnel au sol», a commenté Marvin Reschinsky, membre du syndicat et du conseil de surveillance de Lufthansa.

Le cannabis sur un nuage

Les entreprises spécialisées dans le cannabis étaient portées par la publication par Donald Trump sur son réseau Truth Social d’une vidéo vantant les mérites des cannabinoïdes pour les personnes âgées.

Aurora Cannabis s’envolait de plus de 24% (à 6,06 dollars), Canopy Growth de plus de 15%, Tilray bondissait de 39% et Cronos de plus de 12%.

Le pétrole recule en attendant l’Opep

Le marché du pétrole se repliait «après des indications de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) selon lesquelles elle pourrait augmenter sa production en novembre», précise Kathleen Brooks, experte de marchés de XTB.

Tiré à la baisse par les craintes d’une surabondance d’or noir sur le marché, vers 16H00 GMT, le baril de WTI nord-américain cédait 3,76% à 63,25 dollars et celui de Brent de la mer du Nord reculait de 3,34% à 67,79 dollars.

A lire aussi...