La BCE devrait, de manière générale, maintenir ses taux inchangés à 2%. Malgré nos préoccupations quant au fait que les valorisations de l’euro restent excessives et peu favorables à la stabilité des prix, la plupart des membres de la BCE ne considèrent pas ces risques comme problématiques. La plupart des enquêtes montrent que les tendances de la production s’améliorent, mais qu’elles demeurent en territoire de contraction.
Les dernières données concernant les commandes industrielles allemandes devraient constituer un nouvel avertissement pour la BCE, indiquant que la demande extérieure sera difficile pour le reste de l’année. Nous nous attendons à ce que la présidente Lagarde soit interrogée sur la situation en France. Pour l’instant, il ne semble toutefois pas nécessaire de mettre en place des facilités d’urgence, car les spreads restent stables. Elle a déclaré la semaine dernière que «tous les risques de chute de gouvernements dans les pays de la zone euro sont préoccupants».
Cependant, il n’existe pas de signes matériels d’un durcissement des conditions financières par le canal des spreads souverains qui justifierait une réaction exceptionnelle. Néanmoins, les développements actuels ne sont favorables ni à la croissance ni à la confiance, et nous nous attendons à ce que cela se reflète dans les données de croissance au quatrième trimestre. En définitive, nous continuons de voir la nécessité d’une nouvelle baisse de taux d’ici la fin de l’année, et la tolérance à la vigueur actuelle de l’euro sera mise à rude épreuve.