BCE: de nouvelles projections des services

Konstantin Veit, Pimco

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En juin, les projections de la BCE tablaient sur une croissance moyenne de 0,9% en 2025, 1,1% en 2026 et 1,3% en 2027, ainsi qu’une inflation moyenne de 2,0% en 2025, 1,6% en 2026 et 2,0% en 2027.

Jeudi, nous nous attendons à ce que la Banque centrale européenne (BCE) maintienne inchangé le taux de dépôt (DFR) pour la deuxième fois consécutive, à 2%, un niveau considéré par la majorité des membres du Conseil des gouverneurs comme le milieu de la fourchette de neutralité de la politique monétaire en zone euro.

Christine Lagarde a estimé que «nous sommes dans une bonne position». Nous partageons ce constat: il n’y a pas de raison pour la BCE d’ajuster sa politique à ce stade, avec une inflation conforme à l’objectif, une croissance proche de sa tendance et un DFR positionné au centre de la zone neutre.

Les nouvelles projections des services de la BCE intégreront l’accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis. Selon l’institution, cet accord fixe un tarif moyen effectif estimé entre 12% et 16% sur les importations américaines de biens en provenance de la zone euro. Si l’incertitude en matière de politique commerciale a reculé grâce à cet accord, des incertitudes résiduelles subsistent néanmoins, et il est peu probable qu’elles disparaissent totalement sous l’actuelle administration américaine.

En juin, les projections de la BCE tablaient sur une croissance moyenne de 0,9% en 2025, 1,1% en 2026 et 1,3% en 2027, ainsi qu’une inflation moyenne de 2,0% en 2025, 1,6% en 2026 et 2,0% en 2027. Les données publiées depuis, y compris l’accord commercial transatlantique, ne modifient pas significativement ces perspectives. Nous n’anticipons que des ajustements marginaux par rapport à celles de juin.

Globalement, nous considérons que les risques entourant les perspectives d’inflation à moyen terme restent globalement équilibrés. La BCE devrait chercher à préserver des marges de manœuvre conventionnelles et à minimiser le risque d’un revirement rapide après avoir atteint son taux terminal.

Par ailleurs, son évaluation stratégique de 2025 offre à la BCE une flexibilité accrue, suggérant une tolérance légèrement supérieure à de modestes écarts par rapport à l’objectif d’inflation, dans un sens comme dans l’autre, tant que les anticipations restent bien ancrées.

Nous partageons l’idée que les marchés intègrent une certaine probabilité de nouveaux assouplissements afin de protéger l’objectif de 2% d’inflation projeté pour 2027. Mais nous jugeons plus probable que le cycle de baisse des taux soit déjà achevé avec un taux directeur stabilisé à 2%.

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