Les marchés européens terminent sans élan, l’emploi américain attendu

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Francfort termine en hausse de 0,57% et Milan de 0,51%. Londres (+0,10%) et Paris (+0,05%). A Zurich, le SMI cède 0,09%.

Les Bourses européennes ont terminé sans entrain lundi, à l’issue d’une séance calme en raison d’un jour férié à Wall Street et avant un rapport sur l’emploi américain crucial, attendu en fin de semaine.

Francfort a terminé en hausse de 0,57% et Milan de 0,51%. Londres (+0,10%) et Paris (+0,05%) sont restées à l’équilibre, les yeux rivés sur la situation politique et budgétaire en France. A Zurich, le SMI a cédé 0,09%.

«Nous sommes sur une séance calme, une journée de transition sans indicateur économique venant des Etats-Unis» et des investisseurs américains dans la mesure où Wall Street est fermée en raison d’un jour férié, commente Aurélien Buffault, gérant obligataire de Delubac AM.

Dans la zone euro, le taux de chômage a reculé au mois de juillet, à 6,2% de la population active, contre 6,3% en juin (chiffre révisé en hausse de 0,1 point), a annoncé Eurostat lundi.

Les investisseurs attendent désormais la publication vendredi des chiffres de l’emploi américain pour le mois d’août.

Le rapport d’août «est crucial car c’est le dernier avant la réunion de la Fed (la Réserve fédérale américaine, NDLR) de septembre, où le marché anticipe à 87 % une baisse des taux», explique Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

«Deux baisses des taux sont déjà intégrées» par les marchés en septembre et en décembre, poursuit-elle.

Des chiffres de l’emploi faibles pourraient conforter le scénario d’un assouplissement monétaire de la Fed dès septembre, après que son président Jerome Powell a ouvert la porte à une baisse des taux réclamée de longue date par le président américain Donald Trump.

Au contraire, un marché du travail solide réduirait les marges de manoeuvre de l’institution monétaire, car cela voudrait dire que l’économie américaine reste en bonne santé, et n’a pas besoin d’être soutenue par une politique monétaire accommodante.

Sur le marché des changes, le dollar perdait 0,17% à 1,1705 dollar pour un euro vers 15h45 GMT.

Les investisseurs digéraient également «la décision rendue vendredi soir par une cour d’appel fédérale américaine, qui a jugé illégaux les droits de douane» du président américain, relèvent les analystes de la Deutsche Bank.

Cette juridiction a statué qu’une grande partie des droits de douane imposés par Donald Trump n’étaient pas légaux, un revers majeur pour un pilier de sa politique.

L’exécution de ce jugement a revanche été suspendue jusqu’au 14 octobre, les droits de douane litigieux restent donc en place.

Les surtaxes douanières instaurées par le président américain ont ébranlé l’économie mondiale et la Cour suprême doit également se prononcer à ce sujet.

Donald Trump a en effet fait savoir qu’il allait saisir la Cour suprême - dont il a cimenté la majorité conservatrice - pour trancher le litige en dernière instance. Une volonté confirmée un peu plus tard par sa ministre de la Justice, Pam Bondi, sur X.

Reste «qu’au-delà des débats juridiques, les droits de douane continuent de peser sur la croissance mondiale», relève Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

La défense britannique en forme

L’indice vedette de la place de Londres, le FTSE 100, a été «tiré par les valeurs de défense», dont Babcock International (+2,66% à Londres en clôture) et Rolls-Royce (+2,85%), commente Kathleen Brooks.

BAE Systems (+1,85%) a profité de l’annonce dimanche d’un contrat avec la Norvège, qui a retenu l’offre britannique pour la fourniture de ses futures frégates, à savoir au moins cinq navires atteint une valeur de 10 milliards de livres (11,5 milliards d’euros).

«Nous venons de conclure un accord de 10 milliards de livres avec la Norvège pour exporter nos frégates Type 26, parmi les meilleures au monde. Cet accord assurera des milliers d’emplois au Royaume-Uni, des apprentis aux ingénieurs», s’est félicité dimanche le Premier ministre britannique, Keir Starmer, sur le réseau X.

«L’annonce confirme que l’effort européen pour renforcer ses capacités de défense et accroître ses dépenses au sein de l’Otan (...) profite aux entreprises britanniques, et potentiellement à l’économie du Royaume-Uni», relève Mme Brooks.

Le pétrole en petite hausse

Vers 15h45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord avançait de 1,24% à 68,32 dollars et celui de WTI américain de 1,28% à 64,83 dollars, soutenus par une activité manufacturière forte en Inde et résiliente en Chine.

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