Givaudan inscrit une solide performance à mi-parcours

AWP

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De janvier à juin, le chiffre d’affaires s’est établi à 3,86 milliards de francs, soit une hausse sur un an de 3,4%, ou de 6,3% à taux de change équivalents. L’action clôture toutefois en recul de 5,5%.

Le géant verniolan des arômes et parfums Givaudan a vu ses recettes et sa rentabilité progresser au premier semestre. S’apprêtant à augmenter ses prix face au renchérissement des matières premières et aux surtaxes douanières, la direction s’attend toutefois à dépasser les objectifs qu’elle s’était fixés à moyen terme.

De janvier à juin, le chiffre d’affaires s’est établi à 3,86 milliards de francs, soit une hausse sur un an de 3,4%, ou de 6,3% à taux de change équivalents, annonce la multinationale mardi dans un communiqué. La croissance organique a atteint 7,4%.

L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a progressé de 4,4% à 945 millions et la marge afférente est ressortie à 24,5%. Sur une base comparable, la marge Ebitda s’est inscrite à 25,2%, «un record depuis que Givaudan est coté en bourse», se félicite son directeur général (CEO) Gilles Andrier, lors d’un entretien accordé à AWP. Le bénéfice net est, lui, resté stable à 592 millions (+0,7%).

Hormis le bénéfice net, ressorti quelque peu en deçà des attentes, les chiffres correspondent peu ou prou aux pronostics des analystes.

«Nous sommes parvenus à croître, par-dessus une croissance déjà très élevée l’an dernier», souligne le CEO qui attribue cette performance non seulement à une croissance globale du marché, mais aussi à des gains de parts de marché. En témoignent des résultats meilleurs que ceux de la concurrence.

Par segment, Givaudan a une fois de plus profité de la forte croissance de la parfumerie fine au premier semestre, dont les ventes se sont envolées de 18% sur un an, après un bond de 14,9% déjà l’année précédente. Dans l’ensemble, les revenus de la division parfums ont atteint 1,96 milliard de francs, en hausse de 8,6% sur un an, sur une base comparable. Dans la division arômes, les recettes ont atteint 1,91 milliard, en hausse de 4,1% sur une base comparable.

Au niveau des régions, chacune d’entre elles a contribué à la croissance à un rythme moins soutenu toutefois qu’en 2024.

Hausses de prix et charges

Pour la suite de l’exercice, la firme devra compter avec un renchérissement des matières premières, estimé toutefois à 3% au lieu des 4% anticipés sur l’année 2025. Quant aux droits de douane, ils seront répercutés ces prochains mois, indique Gilles Andrier, sans chiffrer les augmentations de prix.

Diverses charges exceptionnelles influenceront également les résultats, notamment celles liées aux conséquences d’une grave explosion survenue en novembre dernier dans une usine aux Etats-Unis, coûtant la vie à deux employés et faisant plusieurs blessés. Les frais devraient atteindre quelque 20 millions d’ici décembre.

L’enquête pour pratiques anti-concurrentielles visant Givaudan et d’autres firmes de la branche menée depuis 2023 dans diverses juridictions, dont la Suisse, entraîne, elle, «des coûts exceptionnels de 20 à 25 millions de coûts par an», glisse Gilles Andrier.

Nouveaux objectifs fin août

La direction se dit «quasi certaine» de dépasser les objectifs de moyen terme pour le cycle de cinq ans s’achevant cette année», à savoir une croissance organique comprise entre 4 et 5%. La société est en bonne voie aussi pour atteindre ses objectifs de long terme à horizon 2030, soit un doublement de l’activité comparé à 2018. La nouvelle stratégie sera présentée lors de la journée des investisseurs du 27 août.

A la Bourse, l’action Givaudan a terminé en recul de 5,5% à 3627 francs, dans un SMI en baisse de 0,36%.

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