Blanchiment: nouveau carton rouge du Bafin pour la banque N26

AWP

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La néobanque est placée sous une plus étroite surveillance du régulateur bancaire allemand pour des failles dans son dispositif de prévention du blanchiment et du financement du terrorisme.

Le régulateur bancaire allemand a une nouvelle fois épinglé mercredi la banque mobile N26 pour des failles dans son dispositif de prévention du blanchiment et du financement du terrorisme, décidant de placer la société sous une plus étroite surveillance.

La Bafin «ordonne» à N26 de «prendre des mesures internes adéquates» pour «prévenir le blanchiment et le financement de terrorisme» et annonce dans un communiqué la nomination d’un représentant spécial pour «surveiller l’application» de ces mesures.

A partir d’un smartphone ou d’un ordinateur, la banque en ligne N26 permet d’ouvrir rapidement un compte et de disposer d’une carte bancaire gratuite. Elle fait partie de ces néobanques qui renoncent à exploiter un réseau d’agences classiques.

La banque doit également «régler des déficits dans la surveillance informatique ainsi que dans l’identification et la vérification de clients» tout en assurant «une organisation et le personnel adaptés au respect de ses obligations» dans ces domaines, ajoute le gendarme financier.

Il s’agit du deuxième rappel à l’ordre pour la néobanque qui s’était vu déjà réclamer en 2019 des «garanties internes appropriées» pour s’assurer que les comptes qu’elle héberge soient en règle et non ouverts sous de fausses identités.

Dans un communiqué, N26 estime avoir «déjà fait de grands progrès» dans la prévention mais «reconnaît qu’il faut faire plus».

La banque assure qu’elle mettra en oeuvre ces nouvelles demandes de la Bafin alors qu’une porte-parole a précisé à l’AFP que les mesures réclamées en 2019 sont déjà en place.

N26, banque 100% en ligne créée en 2013, est depuis 2018 dans le viseur de la BaFin, qui s’était alarmée, suite à une enquête menée par plusieurs médias allemands, de la possibilité d’ouvrir un compte avec de faux papiers d’identité.

La néobanque, start-up désormais installée dans le paysage financier européen, compte plus de 7 millions de clients dans 25 pays et emploie 1'500 personnes.

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