Universelle et sans contrainte

Nicolette de Joncaire

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Peter de Coensel de Degroof Petercam Asset Management propose une stratégie obligataire de haute conviction.

Dette souveraine et dette d’entreprise, Investment grade et High Yield (pas plus de 10%), multidevises et non-benchmarkée, la stratégie obligataire de Peter de Coensel se veut aussi libre que faire se peut …. A condition que la VaR mensuelle représente au maximum 3% des actifs sous gestion et que 50% des encours soient en euros. Sans oublier un objectif de rendement égal à l’Euribor 3 mois +2%.

La stratégie agnostique du gérant autorise une prise de risque mesurée
assortie d’une liquidité élevée sur un large éventail d'obligations.
Préservation du capital et forte conviction

Alors que l'exposition au risque des portefeuilles traditionnels est principalement déterminée par un benchmark, la stratégie agnostique adoptée par Peter de Coensel autorise une prise de risque mesurée assortie d’une liquidité élevée sur un large éventail d'obligations. En termes simples, dans les moments d’incertitude, le gérant vise la préservation du capital. Le reste du temps et en fonction de ses convictions, il cible la performance. Prenons un exemple. En novembre 2016, l’élection de Donald Trump et l’annonce son programme de stimulus fiscal – potentiellement générateur de remontée des taux - lui imposent la prudence. Il entre alors en phase d’expectative conservatrice pour préserver le capital et diminue la duration de son portefeuille à deux ans. Cette période «d’abstinence» cesse avec la crise italienne de juin 2018, date à partir de laquelle il commence à augmenter à nouveau la duration (d’abord à 6 puis à 7 ans) en se positionnant sur la dette subordonnée. Jusqu’à septembre 2019. C’est la prise de position de Mario Draghi le 12 septembre qui, annonciatrice d’une future normalisation des taux, le fait entrer dans une nouvelle phase de préservation du capital avec une diminution à 4- 5 ans de la duration modifiée. 

Sur le long terme, Peter de Coensel s’attend à une dé-globalisation.
Un modèle de Value at Risk multifacteur

C’est avec un modèle de contrôle des risques en continu tant sur les taux d’intérêt, que sur le crédit et les devises, ne tolérant qu’une perte potentielle maximale de 3% des encours (VaR) que le portefeuille est suivi. Ce modèle permet d’observer activement l'ensemble des facteurs de risque qui pourraient exposer le portefeuille aux chocs: duration, risque de change, risque de courbe des taux d’intérêt et de spread, ainsi que le risque spécifique à chaque entreprise. Les tests de sensibilité standard et historiques fournissent ainsi des informations qui peuvent conduire à une activité de couverture directe et/ou indirecte. C’est toutefois grâce à une analyse méticuleuse des pays, des secteurs et des crédits, que le portefeuille est diversifié pour capturer la valeur à certains moments. 

Et maintenant?

Sur le long terme (3 ans et plus), Peter de Coensel s’attend à une dé-globalisation. L’accentuation des tensions géopolitiques et la détérioration des chaines de production mondiales devraient, à son avis, mener à une hausse de l’inflation et au renforcement du dollar. Alors que début 2019, moins de 5% des encours du portefeuille étaient alloués aux produits associés à l’inflation, plus de 32% le sont aujourd’hui. Sur le moyen terme (1 à 3 ans), le gérant envisage une certaine passivité des banques centrales dont le rôle devrait se limiter à soutenir les politiques fiscales gouvernementales en faveur de la croissance. A court terme, sur un horizon de 6 mois-1 an, Peter de Coensel sera défensif sur les devises émergentes (rand, peso, couronne tchèque) et diversifiera sa position USD vers les dollars australien, canadien et néo-zélandais, sources de rendement assorti d’un risque de première qualité. Il entend appliquer une politique de protection des taux (en se positionnant à découvert sur les bunds 10 ans et 30 ans et sur le Treasury Bonds 30 ans) et a également l’intention d’augmenter la qualité du portefeuille en misant sur les crédits de qualité en euro et franc suisse, sur les obligations souveraines japonaises et sur une protection par les CDX contre les revers des obligations high yield américaines.