Moins d’IPO en 2019 mais de meilleure qualité

Yves Hulmann

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Stadler Rail en tête, trois des quatre sociétés entrées en bourse au 1er semestre évoluent dans le vert. Tout le contraire de celles lancées début 2018.


©Keystone

Dernier venu à la Bourse suisse, le fabricant argovien d’emballages en aluminium Aluflexpack a effectué ses premiers pas sur la SIX Swiss Exchange vendredi. Une opération réussie puisque l’action de la filiale du groupe Montana Tech a clôturé sa première journée de cotation à près de 22,7 francs, soit un gain de près de 8% par rapport au prix d’émission de 21 francs annoncé la veille. L’opération a permis à l’entreprise helvético-croate d’engranger un peu plus de 150 millions de francs qui serviront à financer la poursuite de son développement.

Quatre IPO à la Bourse suisse durant la première moitié de 2019,
contre sept au premier semestre 2018.

Cette transaction porte à quatre le nombre d’IPO («initial public offering») réalisées à la Bourse helvétique durant la première moitié de l’année 2019, comparé à sept durant le premier semestre 2018 et par rapport à un total de douze entrées en bourse sur l’ensemble de l’an dernier. Si la quantité a été plus faible cette année, la qualité a été au rendez-vous. Parmi les quatre sociétés qui ont fait leur début à la bourse helvétique entre janvier et juin, trois évoluent toujours en territoire positif.

Stadler Rail, meilleure IPO de 2019

A commencer par le fabricant thurgovien de trains Stadler Rail ,dont l’action se négocie actuellement avec une prime de plus de 20% par rapport à son prix d’émission de 38 francs fixé lors de l’IPO en avril dernier. La hausse est un peu plus modeste pour le groupe pharmaceutique Alcon dont l’action, situé à 59,50 francs vendredi, évoluait toujours en légère hausse par rapport à son cours de clôture de 58 francs lors de sa première journée de cotation en avril dernier. Seule ombre au tableau cette année, l’action de Medacta a terminé le premier semestre en recul de 8% par rapport à son prix d’émission de 96 francs. Après un bon départ en avril, le titre a ensuite traversé un passage à vide en mai avant de regagner progressivement du terrain ces dernières semaines. 

Seuls deux sociétés qui ont fait leur IPO de 2018
se traitent encore au-dessus de leur prix d’émission.

Le bilan d’ensemble des quatre entrées en bourse effectuée au premier semestre reste largement positif. En comparaison, parmi les douze sociétés qui ont réalisé leur IPO en 2018, seules les titres de deux d’entre elles – à savoir l’entreprise de logistique CEVA Logistics et la société de technique médicale Medartis Holding – se négocient actuellement avec un cours supérieur à leur prix d’émission.

Quelques autres valeurs affichent seulement un très léger recul. C’est le cas de la société immobilière Fundamenta Real Estate dont le titre se traite, lui, juste en-dessous de son prix d’émission fixé lors de son entrée en bourse de décembre dernier. De même, le titre du spécialiste des techniques d’emballage SIG Combibloc se négocie juste en-dessous de son prix d’émission de septembre dernier.

Deux titres en voie de devenir des «penny stocks»

En revanche, les actions de huit autres entreprises qui ont fait leur début en bourse en 2018 se traitent aujourd’hui en-dessous de leur prix d’émission ou du cours de clôture de leur première journée de cotation. A savoir IGEA Pharma, ObsEVA, Blackstone Resources, Lalique Group, Klingelnberg, Polyphor, Sensirion et Asmallworld. Si plusieurs de ces sociétés ont connu des hauts et des bas depuis le moment de leur entrée en bourse, en fonction de la publication de leurs résultats, ou suite à la publication de nouvelles spécifiques les concernant, les actions de deux entreprises ressemblent aujourd’hui toujours davantage à des «penny stocks». C’est le cas du spécialiste des matières premières Blackstone Resources, dont le titre ne valait plus que 1,12 francs vendredi comparé à un prix d’émission de 13,5 francs en juillet dernier. De son côté, l’action de Asmallworld a constamment perdu du terrain depuis son entrée en bourse l’an dernier. Le titre du réseau social pour les riches, qui avait terminé sa première journée de cotation à plus de 14 francs en mars 2018, ne vaut aujourd’hui qu’un peu plus de deux francs.

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