Le Suisse et la Suisse au sommet de la planète foot

Philippe Kenel, Valfor

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Parmi les nombreux mérites de Gianni Infantino, il est primordial de mettre en exergue le fait qu’il est en train de réussir la mondialisation du football.

©Keystone

 

Trois jours après la finale de la Coupe du monde des clubs à New-York et alors que l’Euro féminin bat son plein, il sied de mettre en exergue le rôle important joué par le Suisse, Gianni Infantino, président de la FIFA et par la Suisse, pays organisateur de l’Euro foot féminin.

Parmi les nombreux mérites de Gianni Infantino, il est primordial de mettre en exergue le fait qu’il est en train de réussir la mondialisation du football. Son prédécesseur, Sepp Blatter, avait commencé à organiser des coupes du monde sur tous les continents, notamment en Afrique. Le président actuel de la FIFA a opéré un mouvement beaucoup plus important dans la mesure où il a mondialisé le foot lui-même. D’une part, il en a mondialisé l’organisation en implantant des bureaux de la FIFA sur de nombreux continents. D’autre part, l’organisation de la Coupe du monde des clubs s’inscrit dans un mouvement ayant comme objectif que les fortunes, notamment du Moyen-Orient, ne viennent plus investir dans des clubs européens mais créent de grands clubs chez eux. Alors que d’aucuns pensaient que la Coupe du monde des clubs allait se jouer uniquement entre Européens, il est important de relever qu’il y avait trois clubs non européens en quart de finale et un club brésilien en demi-finale.

Par ailleurs, une Coupe du monde des clubs qui je l’espère aura lieu à l’avenir non pas tous les quatre mais tous les deux ans, a le mérite de déconnecter le football du nationalisme et d’offrir la possibilité à des joueurs qui n’auraient aucune chance d’être champions du monde avec leur équipe nationale de le devenir avec leurs clubs. Le plus bel exemple est Erling Haaland, joueur norvégien de Manchester City qui ne sera jamais champion du monde avec la Norvège mais qui pourrait l’être avec son club anglais. Avec toutes ses réussites à son actif, il est temps que la Suisse rende hommage et mette en valeur son citoyen qui occupe sans doute la plus haute fonction au sein d’instances internationales. Bravo et un grand merci Monsieur Infantino!

La Suisse en tant que pays cette fois, joue également un rôle important en ce mois de juillet en qualité d’organisatrice de l’Euro foot féminin. En effet, je ne saurais trop insister sur l’importance qu’a le sport, notamment le football, dans la lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes. Il y a encore du travail à faire notamment sur le plan financier mais l’engouement de la population suisse pour cet événement est un signe des plus positifs. Merci aux Suissesses et aux Suisses!

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