Le marché du travail US: solide, mais sans signe de resserrement

Christian Scherrmann, DWS

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Les salaires horaires moyens ont continué d’évoluer modérément (3,1% en glissement annuel), ce qui indique que le marché du travail ne se resserre pas malgré la légère hausse des embauches.

Les embauches ont dépassé les prévisions en août, avec la création de 162'000 nouveaux emplois. Le chiffre de juillet a été révisé, passant d’une baisse de 23'000 emplois à une hausse de 21'000 emplois. Les embauches dans le secteur de la production de biens sont passées de 29'000 à 41'000, tandis que celles du secteur des services ont doublé, passant de 42'000 à 86'000. Le secteur de la santé a une nouvelle fois joué un rôle moteur, et la reprise dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie-restauration a stimulé l’ensemble de la catégorie. Les seuls résultats négatifs ont été enregistrés dans les services d’information (-23'000) et les services financiers (-11'000). Les embauches dans le secteur public ont également rebondi, passant de -50'000 à 35'000. Cette reprise de l’activité a suffi à maintenir le taux de chômage stable à 4,1%, malgré une hausse du taux de participation de 61,4% à 61,6%. Les salaires horaires moyens ont continué d’évoluer modérément (3,1% en glissement annuel), ce qui indique que le marché du travail ne se resserre pas malgré la légère hausse des embauches.

Dans l’ensemble, le marché du travail reste en situation de plein emploi. Pour la Fed, ce rapport ne constitue probablement pas une raison suffisante pour relever les taux d’intérêt lors de la prochaine réunion du FOMC. Il atténue plutôt les risques baissiers sans ajouter de pressions sur les prix intérieurs à une équation dominée par des facteurs externes tels que les prix de l’énergie et les droits de douane. Par conséquent, le rapport sur l’IPC de vendredi prochain sera le principal facteur permettant de déterminer si une hausse des taux directeurs est justifiée ou non.

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