Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient viennent s'ajouter à une succession de crises auxquelles les ménages ont dû faire face ces dernières années. Les ménages européens, qui tendent à réagir plus fortement que leurs homologues américains, n'ont pas seulement conservé le matelas d'épargne constitué depuis la pandémie, mais maintiennent un taux d'épargne supérieur à la normale.
En conséquence, ce surplus d'épargne de précaution se fait au détriment des dépenses de consommation, pesant ainsi sur la croissance. Une inflation encore élevée devrait continuer de peser sur les dépenses dans les mois à venir, mais à mesure que les pressions inflationnistes se dissipent d'ici 2027, nous anticipons un regain de confiance des ménages et une reprise du moteur de consommation.
Dans l'intervalle, comme nous le soulignons dans nos Perspectives d'investissement de mi-année 2026, l'Europe n'est pas sans ressources: les mesures budgétaires devraient offrir un soutien suffisant pour préserver l'activité économique, même si la demande des ménages reste modérée.


