Forte reprise attendue sur les marchés émergents

Salima Barragan

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Selon Luke Richdale de J.P. Morgan Asset Management, une forte reprise finira par suivre.

Chaque année a son lot d’incertitudes. En 2019, les marchés émergents étaient pris dans le bras de fer sur les tarifs douaniers entre les Etats-Unis et la Chine. En 2020, ils se retrouvent en pleine crise du COVID-19. Si pour l’heure, son ampleur est encore inconnue, J.P. Morgan estime que l’onde choc ne s’étendra pas au-delà de 2020. «Contrairement à une guerre commerciale durable, les effets de la pandémie devraient s'estomper d'ici la fin de l'année», déclare Luke Richdale Senior Product Specialist chez J.P. Morgan Asset Management.

Des répercussions très différentes selon les secteurs

L'impact du virus varie selon les sous-secteurs. Certains, comme le divertissement en ligne et les jeux d’argent sont avantagés par les nouvelles habitudes de confinement à la maison. Dans le commerce en ligne, les ventes sont étonnamment mitigées. Malgré les fermetures des boutiques et des chaînes de magasins, les vêtements et les appareils électroniques n’ont pas été très sollicités par les consommateurs en confinement alors que «les biens de consommation à rotation rapide, les contenus médiatiques et les jeux pour téléphones portables sont soutenus par une très forte demande», observe Luke Richdale. Aussi, les détaillants dans l’alimentation et les pharmacies tournent à plein régime. En revanche, l’univers dédié aux voyages et au tourisme ainsi que les chaînes de magasins et de restauration sont à l’arrêt. «La fermeture des enseignes aura des conséquences à court terme importantes, mais elles protègeront la viabilité de la marque», poursuit-il.

«Nous revoyons des opportunités sur des entreprises que nous aimons
dans les services informatiques, le commerce électronique et les jeux sur mobile.»

Avant la crise, les multiples de certaines sociétés étaient historiquement très élevés. Les ventes indiscriminées d’actions offrent dorénavant des points d'entrée intéressants sur certaines sociétés. «Nous revoyons des opportunités sur des entreprises que nous aimons fondamentalement dans les services informatiques, le commerce électronique et les jeux sur mobile», explique Luke Richdale qui privilégie les franchises de qualité avec un avantage concurrentiel durable et un flux de trésorerie constant. 

Double choc sur le pétrole

Les actions et les devises liées au secteur de l’énergie absorbent le double choc de l'offre et de la demande. «La croissance russe ralentira davantage», estime Luke Richdale. La forte chute du Rouble baisse a stabilisé les recettes publiques en monnaie locale. Cependant, «nous avons évitons les entreprises du marché russe, qui sont essentiellement publiques, car peu d'entre elles répondent à nos normes en matière de gouvernance ou offrent des rendements convaincants», souligne Luke Richdale qui est sous-pondéré depuis longtemps sur ce marché.

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