La décision prise aujourd'hui par la BCE de maintenir ses taux inchangés était attendue. Il reste toutefois évident que de nouvelles hausses de taux sont à prévoir, même au vu du risque d'une aggravation des turbulences politiques en France. Dans ce contexte, et compte tenu du fait que la courbe des taux intègre déjà des hausses de près de 75 points de base, nous estimons toutefois que les obligations européennes offrent actuellement un potentiel de plus-value. A court terme, une certaine prudence s’impose toutefois, car le phénomène El Niño approche rapidement de son apogée et la situation au Moyen-Orient perdure.
Dans l’ensemble, la priorité immédiate de la BCE est de s’attaquer au contexte inflationniste et aux éventuels effets secondaires qui pourraient se manifester. Cela revêt une importance cruciale, et le marché a donc probablement raison de tabler sur de nouvelles hausses des taux d’intérêt. Toutefois, étant donné que deux hausses de taux ont déjà eu lieu et que trois autres sont presque entièrement anticipées par les marchés – sans parler des risques croissants liés aux effets de contagion et aux aléas conjoncturels –, les surpondérations dans certaines obligations européennes semblent de plus en plus attractives.