La BCE a aujourd’hui décidé, sans surprise, de maintenir ses taux inchangés à 2,00%. Compte tenu du contexte dans lequel s’inscrit cette décision, il apparaît toutefois manifestement que la situation actuelle est sensiblement différente de celle qui prévalait il y a quelques semaines seulement.
Rétrospectivement, le marché anticipait largement le maintien du statu quo sur les taux pour 2026. Mais l’environnement s’est depuis métamorphosé, de sorte que, en début de semaine, les marchés prévoyaient des hausses de taux de près de 0,50%, en raison principalement de l’envolée des prix du pétrole.
La guerre en Iran a indéniablement compliqué la tâche de la BCE. Alors que les indicateurs de croissance commençaient déjà à se redresser avant le conflit, la BCE pourrait bien être parmi les premières à réagir pour gérer tout impact inflationniste indésirable. Les participants au marché devront toutefois continuer à surveiller cette situation, qui ne cesse d’évoluer.
Il ne fait aucun doute que les probabilités de hausse des taux par la BCE en 2026 ont augmenté. Pourtant, le degré d’évolution des anticipations du marché en conséquence est relativement important, et pourrait bien être remis en cause à un moment donné, les investisseurs adoptant des positions surpondérées tactiques sur les obligations européennes à court terme.