Colibri: une nouvelle étape pour Edmond de Rothschild

Nicolette de Joncaire

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Avec 700 collaborateurs en provenance de huit sites différents réunis sous le même toit, la banque a repensé entièrement son organisation.

©Amaury Laparra

 

Depuis novembre dernier l’ensemble des employés de la banque Edmond de Rothschild ont rejoint le nouveau siège, Colibri situé dans l’écoquartier de l’Etang à Vernier qui se positionne à l’avant garde en matière d’efficacité énergétique avec une certification SNBS et une liaison avec le projet GeniLac.  Un choix cohérent avec l’engagement historique de la banque en faveur de la dépollution et de la réhabilitation des sites urbains.

Pourquoi Colibri? Le nom du nouveau siège a été choisi par consensus en hommage à la phénoménale collection de colibris (près de 250 oiseaux naturalisés) acquise par Ariane de Rothschild et exposée à l’accueil de la clientèle. Symbole de couleur et d’énergie pour celle qui se veut à la fois entrepreneur, banquière et philanthrope.

Un premier étage consacré aux rencontres, un second entièrement dédié à la banque privée – cœur de l’activité - et un troisième réservé à l’investissement, à la communication et à la direction du personnel. A tous les niveaux, de vastes surfaces ouvertes illustrent une volonté de transparence. Pas d’étage de direction. La nouvelle organisation se définit par les échanges et une hiérarchie réduite et intégrée dans le flux d’activité. Seuls 5% des espaces sont occupés par des bureaux fermés. «Un lieu horizontal non statutaire» explique Ariane de Rothschild.

Architecte et anthropologue, Catherine Bonnet a mis ses compétences au service d’une vision ouverte où grands espaces informels et escaliers aérés favorisent les flux de communication, tandis que rideaux acoustiques et écrans protégés garantissent la confidentialité quand nécessaire. Lorsque la réglementation l’exige, l’isolation reste de rigueur ... pour l’audit et la compliance par exemple.

Couleurs, motifs et matières reprennent quelques grands thèmes du patrimoine familial : montagnes mégevanes, art africain, grands vins, voiliers d’avant-garde ... dénotant une volonté de démontrer que l’activité familiale ne se réduit pas à la finance mais englobe un ensemble très diversifié. Un message qui séduit les jeunes générations en quête de sens dans leur carrière.

L’informalité n’exclut pas l’appropriation des lieux : chaque employé dispose d’une place attitrée. Depuis la relocalisation, les collaborateurs viennent plus volontiers au bureau, souligne Cynthia Tobiano, Deputy CEO.

Un projet qui aurait couté – y compris les frais de transfert – une quarantaine de millions de francs. Et qui n’est pas terminé car seul 80% des lieux sont occupés. La banque envisage d’accroitre ses effectifs de 10% en recrutant notamment une trentaine de nouveaux banquiers. 

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