En février, les caisses de pension de notre échantillon ont réalisé une performance moyenne de 1,35% après déduction des frais, variant entre 0,0% et 3,21% selon les caisses. Le rendement est de 1,91% depuis le début de l’année et le rendement annualisé est de 3,38% depuis le début de nos mesures en 2006.
Le mois dernier, la performance médiane des petites caisses de pension avec des actifs sous gestion inférieurs à 300 millions de francs suisses était de 1,36%, soit plus élevée que celle des grandes caisses de pension avec des actifs sous gestion de plus d’un milliard de francs suisses à 1,23%. Avec une moyenne de 1,67, le ratio de Sharpe (au cours des 36 derniers mois) était supérieur à celui du mois précédent (1,4).
La performance moyenne des classes d’actifs a été majoritairement positive en février. Mesurées en francs suisses, les classes d’actifs se sont classées dans l’ordre décroissant comme suit: les actions suisses (5,33%), les actions mondiales (1,69%), les obligations en devises étrangères (0,97%), les obligations en francs (0,69%), l’immobilier indirect (0,47%), les hedge funds (0,3%), l’immobilier direct (0,14%), le private equity (0,13%), les infrastructures (-0,21%).
L’environnement économique de février a continué de soutenir les marchés des actions et des obligations. Cependant, le sentiment a changé à l’égard des actions technologiques américaines, les investisseurs s’inquiétant de l’expansion rapide des dépenses d’investissement en IA et de la dépendance croissante du secteur au financement par la dette. Cela a contribué à élargir le rallye des actions sur les marchés américains et mondiaux. Vers la fin du mois, les préoccupations liées aux droits de douane ont refait surface après la décision de la Cour suprême des Etats-Unis contre l’utilisation par l’administration des pouvoirs d’urgence. Les tensions géopolitiques sont restées élevées tout au long du mois, culminant par une forte escalade avec l’intervention militaire conjointe américano-israélienne en Iran.
UBS Chief Investment Office (CIO) estime que les marchés peuvent être volatils à court terme, mais devraient à terme se recentrer sur les fondamentaux économiques positifs, comme on l’a vu après la plupart des récents chocs géopolitiques. Cependant, plus le détroit d’Hormuz reste fermé longtemps, plus les répercussions économiques mondiales s’aggraveront, ce qui accroîtra la volatilité des marchés. Le conflit en cours peut maintenir la demande de franc suisse pour l’instant, mais le CIO s’attend à ce que l’euro se renchérisse et que l’USD/CHF évolue latéralement à mesure que la demande de valeurs refuges s’estompe au cours de 2026. Le CIO ne s’attend pas à ce que la BNS cible un niveau spécifique de l’EUR/CHF ou réduise les taux en territoire négatif. De même, le CIO estime que la Fed est peu susceptible de se précipiter pour modifier sa politique et reste sur la bonne voie pour deux baisses de taux de 25 points de base cette année.