La BNS a maintenu son taux directeur à 0% ce matin, comme prévu, malgré une révision à la baisse de ses prévisions d’inflation pour les deux prochaines années, laissant le bénéfice du doute à la dynamique inflationniste.
De toute évidence, la Banque nationale suisse estime que les potentiels dommages collatéraux des taux négatifs l’emportent sur leurs effets expansionnistes à ce stade.
Martin Schlegel a relativisé la baisse des prévisions d’inflation à court terme (ramenées de 0,5% à 0,3% en 2026), soulignant que les pressions inflationnistes à moyen terme restent largement inchangées.
De plus, la BNS considère que l’orientation actuelle de la politique monétaire n’est pas seulement appropriée, mais expansionniste.
Dans ces conditions, il apparaît logique de laisser le cadre monétaire en place alimenter progressivement l’inflation au cours des prochains trimestres, plutôt que de se précipiter vers une politique de taux négatifs, pour laquelle l’appétit est très limité.
Bien que Schlegel ait rappelé que le taux directeur demeure l’outil principal de la politique monétaire, on peut s’attendre à ce que la banque privilégie d’abord des interventions sur le marché des changes si la vigueur du franc l’exige, avant d’envisager en dernier recours un retour en territoire négatif.