WEF 2020: Trump veut un accord de libre-échange avec la Suisse

AWP

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Le président US est venu parler «essentiellement de commerce» avec Simonetta Sommaruga, alors que cette dernière souhaite aborder aussi les bons offices et le climat.

Donald Trump veut un accord de libre-échange avec la Suisse. Il est venu parler mardi «essentiellement de commerce» avec Simonetta Sommaruga à Davos (GR). La présidente de la Confédération a elle dit vouloir aborder l’économie mais aussi les bons offices et le climat.

«J’aimerais avoir un accord» sur le commerce, a relevé le président américain au début de la rencontre entre les deux dirigeants, accompagnés de plusieurs membres des deux gouvernements. «Voyons ce que nous pouvons faire», a-t-il dit, tout en relevant que, certes, les deux pays travaillaient sur d’autres dossiers.

Le président américain avait déjà donné des signaux positifs au prédécesseur de Mme Sommaruga, Ueli Maurer, en mai dernier, avait dit alors le Zurichois. Mais le président de l’Union suisse des paysans (USP) Markus Ritter avait douté ensuite de la conclusion rapide d’un accord en raison de la question agricole.

M. Trump n’a pas mentionné le mandat suisse de représentation des intérêts américains en Iran qui figure pourtant au menu de cette rencontre. Plusieurs sources, dont l’ambassadeur iranien à Berne, avaient récemment affirmé que ce rôle avait été utile pour apaiser la situation après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani. En raison de cette crise et du crash de l’avion ukrainien en Iran, le chef de la diplomatie de Téhéran Mohammad Javad Zarif a renoncé à venir à Davos.

«Je suis ravie de continuer nos contacts» entre gouvernements, a affirmé la présidente de la Confédération à M. Trump. Elle a ajouté vouloir aborder «quelque chose qui nous concerne tous, le réchauffement climatique», provoquant une moue chez son interlocuteur.

Elle lui a ensuite expliqué la «diversité» de la Suisse reflétée dans la composition linguistique du Conseil fédéral. Et la présidence tournante qui revient à des «hommes et à des femmes». «Très bien», a alors renchéri le président américain.

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