USA: l’économie devrait revenir au plein emploi en 2023

AWP

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La Fed a un double objectif: le plein emploi et une inflation annuelle de 2%. Elle a indiqué l’été dernier qu’elle pourrait tolérer temporairement un dépassement.

Le président de la Réserve fédérale de Chicago, Charles Evans, s’est dit mardi «raisonnablement confiant» quant à un retour au plein emploi d’ici trois ans, mais s’est montré plus inquiet concernant l’inflation, qui devrait rester faible, malgré un pic temporaire.

«Je suis raisonnablement confiant dans la possibilité d’atteindre notre objectif de plein emploi au cours des trois prochaines années. Je suis toutefois plus préoccupé par les perspectives (concernant) l’inflation», qui «est bien trop faible aujourd’hui», a déclaré Charles Evans, qui fait partie en 2021 des membres votants du comité monétaire de la Fed.

La Fed, qui est la banque centrale américaine et compte 12 banques régionales, a un double objectif: le plein emploi et une inflation annuelle de 2%. Elle a indiqué l’été dernier qu’elle pourrait tolérer temporairement un dépassement.

«Je pense que le taux de chômage reviendra près de son niveau pré-pandémique de 3,5% d’ici fin 2023. Concernant l’inflation, le chemin est encore long», a détaillé le président de la Fed de Chicago lors d’une conférence virtuelle de l’université d’Oakland (Michigan).

Rebond attendu de la consommation

La consommation devrait pourtant bondir, notamment au printemps, lorsque l’activité repartira avec la vaccination d’une large partie de la population. Les prix devraient donc grimper, d’autant plus que ceux de mars et avril 2020, auxquels ils seront comparés, étaient en chute à cause des premiers confinements.

L’inflation sur un an pourrait alors dépasser les 2%, mais cela ne sera que temporaire. «Je m’attends à ce que l’inflation se stabilise et termine l’année dans une fourchette de 1,5% à 1,75%», a indiqué Charles Evans.

En 2020, l’inflation annuelle était de 1,3%, en ralentissement par rapport à 2019, selon l’indice PCE, utilisé par la Fed.

Charles Evans s’attend par ailleurs à une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 5% à 6% en 2021, puis de 2% à 3% en 2022 et 2023.

Il s’est également montré très préoccupé par «l’impact de la pandémie sur les enfants et les jeunes adultes» dont les écoles sont fermées depuis le mois de mars.

Il a ainsi évoqué «le traumatisme lié à l’isolement, à l’insécurité alimentaire, aux préoccupations concernant la stabilité du logement et aux perspectives d’emploi incertaines pour eux-mêmes et les adultes autour d’eux».

«Si elles ne sont pas résolues, ces perturbations pourraient facilement laisser des cicatrices durables qui rendraient encore plus difficile pour ces jeunes la réalisation de leur potentiel économique et d’autres aspirations», a-t-il précisé.

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