Services financiers: Londres veut bâtir une «relation durable» avec Bruxelles

AWP

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Le ministre britannique des Finances Sajid Javid a promis de dévoiler au printemps sa stratégie post-Brexit avec l’idée de bâtir une «relation durable» avec l’UE tout en fixant ses propres règles.

Le ministre britannique des Finances Sajid Javid a promis mardi de dévoiler au printemps sa stratégie post-Brexit pour les services financiers avec l’idée de bâtir une «relation durable» avec l’UE tout en fixant ses propres règles.

Le Trésor «va publier un livre blanc au printemps sur l’avenir du secteur financier britannique», l’un des principaux moteurs de l’économie, a annoncé M. Javid dans une tribune publiée mardi dans le quotidien du quartier londonien des affaires City AM.

Cette promesse intervient alors que les débats sur la relation commerciale future entre Londres et Bruxelles semblaient se focaliser davantage sur les échanges de biens et la pêche.

Le ministre a rappelé que la sortie de l’UE est pour le Royaume-Uni une occasion de reprendre le contrôle de la réglementation sur les services financiers.

«Nous ne suivrons plus les règles fixées par d’autres mais nous respecterons les normes internationales les plus élevées dans la réglementation financière», écrit M. Javid.

Il répète que le Royaume-Uni et l’UE doivent s’entendre sur un régime d’équivalence des règles du jeu d’ici juin 2020, afin de limiter les perturbations une fois la période de transition achevée en fin d’année.

«Chaque partie attribuera des équivalences seulement si elle pense que les réglementations d’en face sont compatibles. Mais compatible ne veut pas dire identique», selon le ministre.

En réponse aux inquiétudes de la City sur la fragilité du système d’équivalence, réversible à tout moment, M. Javid a assuré vouloir «établir des normes et des manières de travailler avec l’UE pour les décennies à venir» afin de bâtir «une relation durable».

La semaine dernière, lors d’un point presse, la City de Londres avait dit s’attendre à des négociations post-Brexit «difficiles». Elle estimait toutefois possible un accord permettant au très puissant secteur britannique des services financiers d’accéder largement au marché européen.

L’agence Bloomberg révélait récemment que les autorités européennes réfléchissaient à amender la réglementation financière afin d’affaiblir la City et de renforcer le secteur financier européen, notamment sur l’échange de produits dérivés.

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