Nouveau repli du moral des industriels tessinois en avril

AWP

1 minutes de lecture

Moins d’un entrepreneur sur deux a qualifié de «bonne» la situation de ses activités.

Plus de la moitié des entrepreneurs tessinois actifs dans le secteur manufacturier jugent désormais mauvaise la marche de leurs affaires. Cependant, à l’horizon des six prochains mois, les optimistes restent majoritaires, selon la dernière enquête conjoncturelle publiée mardi par le bureau cantonal de la statistique.

En avril, moins d’un entrepreneur sur deux a qualifié de «bonne» la situation de ses activités, alors que les signalements étaient encore majoritairement positifs lors du dernier pointage. L’accès de faiblesse touche autant les entreprises orientées vers le marché local que celles tournées vers l’exportation, même si parmi ces dernières, le solde des satisfaits reste positif.

Les perspectives restent optimistes pour les deux typologies d’entreprises quant à l’évolution des volumes de commandes, mais dans ce cas on note une nette progression du nombre de pessimistes chez les sociétés exportatrices. Sur le front de l’emploi, la plupart des sondés ont l’intention de conserver leurs effectifs au niveau actuel.

«L’évolution conjoncturelle pour l’année en cours continue d’être dans l’ensemble positive, mais il est désormais entièrement acquis que la marche des affaires peut changer de cours assez rapidement», observe Stefano Modenini, directeur de l’Association des industries tessinoises (Aiti).

Et de rappeler l’érosion des commandes signalée par l’industrie MEM (machines, équipements électriques et métaux) pour le reste de 2019 face aux risques conjoncturels et géopolitiques, notamment le Brexit et les élections européennes, ainsi que le feuilleton commercial sino-américain.

«Dans ce contexte, il est important que la Suisse consolide sa fiabilité aux yeux des investisseurs et des clients étrangers», martèle le patron de la faîtière, saluant au passage l’approbation par le peuple de la réforme fiscale comme «une note positive justement dans un contexte international pas vraiment stable».

A lire aussi...