Les travaux des banques centrales sur les cryptodevises se précisent, selon la BRI

AWP

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Fin 2020, 86% des banques centrales avaient lancé des travaux pour évaluer les avantages et inconvénients d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), contre 80% fin 2019.

Les banques centrales ont encore avancé dans leurs travaux sur d’éventuelles versions numériques de leurs monnaies, selon une étude publiée mercredi par la Banque des règlements internationaux (BRI).

Fin 2020, quelque 86% des banques centrales avaient lancé des travaux pour évaluer les avantages et inconvénients d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), c’est à dire d’une version digitale de leur propre devise, contre 80% fin 2019 et 70% fin 2018, a indiqué la BRI dans un rapport.

Cette institution considérée comme la banque centrale des banques centrales avaient lancé il y a trois ans une enquête annuelle pour mesurer l’avancée des travaux.

L’année 2020 a été marquée par d’importantes avancées, a noté la BRI, citant en particulier le projet de la banque centrale des Bahamas, dit projet Sand dollar (dollar de sable), qui a amorcé en octobre le déploiement progressif d’une version numérique de sa monnaie.

Basée à Bâle en Suisse, la BRI a également évoqué les travaux de la banque centrale suisse, dit projet Helvetia, qui a mené une étude de faisabilité pour une version numérique du franc, réservé toutefois aux transactions «de gros» avec les banques et établissements financiers uniquement, et non au grand public.

Si la majorité des travaux porte encore sur l’étude des concepts, la BRI a également noté une avancée dans les recherches des banques centrales qui passent progressivement des études de faisabilité à la mise en place de projets pilotes.

Fin 2020, 60% menaient des travaux sur l’étude des concepts tandis que 14% avançaient vers la mise en place de projets pilotes.

Pour cette troisième enquête annuelle, la BRI a également sondé les banques centrales sur les répercussions de la pandémie, qui a mis en lumière l’accélération des paiements sans cash.

60% des banques centrales ont cependant indiqué que la crise sanitaire n’avait pas changé leur priorité, les banques centrales privilégiant la prudence dans le déploiement de ces projets de longue haleine.

La majorité des banques centrales sont toutefois encore loin de lancer des versions numériques de leur monnaie, a souligné la BRI.

La réflexion sur les monnaies de banques centrales s’était intensifiée avec les inquiétudes autour du projet dévoilé en 2018 par le géant américain Facebook, qui a toutefois depuis revu ses ambitions à la baisse.

La récente flambée du bitcoin laisse en revanche les banques centrales de marbre, la plupart considérant les cryptomonnaies comme des produits de niche.

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