Le private equity mondial se divise

Communiqué, MSCI

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Selon les dernières données de MSCI, le capital-risque a enregistré un rendement de 5,3% au premier trimestre 2026, tandis que les fonds de buyout ont reculé de 1,0%.

Le marché mondial du private equity connaît une divergence de plus en plus marquée entre ses principales stratégies. Selon les dernières données de MSCI, le capital-risque a enregistré un rendement de 5,3% au premier trimestre 2026, tandis que les fonds de buyout ont reculé de 1,0%, leur première performance trimestrielle négative depuis 2022.

Cette évolution s'explique principalement par les trajectoires opposées observées dans le secteur des technologies de l'information. Les participations technologiques détenues par les fonds de venture capital ont progressé de 4%, alors que celles des fonds de buyout ont perdu 5% sur la même période.

Selon MSCI, cet écart illustre une transformation profonde du marché mondial du private equity. Les sociétés développant des technologies d'intelligence artificielle continuent de bénéficier de valorisations élevées, soutenant les performances du venture capital. À l'inverse, de nombreuses entreprises de logiciels acquises par les fonds de buyout au cours des années de forte croissance subissent une révision de leurs valorisations.

Les autres segments des marchés privés présentent des performances plus contrastées. Le private credit a généré un rendement de 1,1% au premier trimestre. Les stratégies de prêts directs, particulièrement exposées aux entreprises technologiques, se sont limitées à 0,3%, tandis que les stratégies de financement d'entreprises en difficulté ont progressé de 2,6%.

Du côté des actifs réels privés, les ressources naturelles affichent la meilleure performance avec 6,5%, soutenues notamment par la vigueur des marchés de l'énergie. Les infrastructures progressent de 1,8%, alors que l'immobilier privé demeure quasiment stable.

Pour MSCI, la dispersion des performances au sein du private equity pourrait encore s'accentuer au cours des prochains trimestres. Les introductions en Bourse attendues d'entreprises technologiques financées par le venture capital devraient continuer à soutenir les valorisations des acteurs les plus avancés dans l'intelligence artificielle. En revanche, les éditeurs de logiciels plus traditionnels restent confrontés à un environnement de marché plus exigeant.

Pour les investisseurs institutionnels, cette évolution souligne que l'exposition au secteur technologique ne constitue plus, à elle seule, un facteur de performance. La composition des portefeuilles – notamment la distinction entre sociétés spécialisées dans l'intelligence artificielle et éditeurs de logiciels traditionnels – devient un élément déterminant dans les performances du private equity mondial.

Les principaux chiffres

  • Capital-risque: +5,3%
  • Buyout: -1,0%
  • Technologies de l'information (venture capital): +4%
  • Technologies de l'information (buyout): -5%
  • Private credit: +1,1%
  • Prêts directs: +0,3%
  • Financement d'entreprises en difficulté: +2,6%
  • Ressources naturelles: +6,5%
  • Infrastructures: +1,8%
  • Immobilier privé: proche de 0%

À propos de l'étude

Les résultats sont issus du MSCI Private Capital Universe et couvrent les marchés mondiaux du private equity et des actifs privés au premier trimestre 2026. Les performances trimestrielles sont calculées en dollars américains selon la méthode Modified Dietz, avant frais de gestion, et ne sont pas annualisées.

 

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