Le fonds souverain de la Norvège bannit des géants miniers

AWP

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Le fonds souverain de la Norvège, dirigé par Yngve Slyngstad, a placé sur sa liste noire 12 nouveaux groupes, dont des géants miniers comme Glencore et Anglo American.

Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde avec plus de 1000 milliards de dollars d’actifs, a placé sur sa liste noire 12 nouveaux groupes, dont des géants miniers comme Glencore et Anglo American, a annoncé mercredi la Banque de Norvège.

L’exclusion du suisse Glencore et du britannique Anglo American mais aussi des producteurs d’électricité allemand RWE, australien AGL Energy et sud-africain Sasol est motivée par leur présence importante dans le charbon.

L’an dernier, le Parlement norvégien a durci les critères d’investissement du fonds pour l’obliger à se désengager davantage des énergies fossiles, responsables du réchauffement climatique.

La Banque de Norvège, qui chapeaute le fonds, a aussi annoncé la mise sous observation pour les mêmes raisons de BHP Group, Vistra Energy, Enel et Uniper. Cela signifie que ces entreprises feront l’objet d’un suivi particulièrement attentif susceptible de déboucher sur leur exclusion.

Dans un communiqué distinct, la banque centrale a fait état de l’exclusion de sept autres sociétés, cette fois-ci sur des critères purement éthiques.

Le conseil d’éthique, organe consultatif qui guide le fonds dans ses placements, a recommandé le bannissement de Canadian Natural Resources, Cenovus Energy, Suncor Energy et d’Imperial Oil en raison de leurs «émissions inacceptables de gaz à effet de serre».

Le brésilien Vale et l’égyptien ElSewedy Electric ont également rejoint la liste noire, accusés de «dégâts graves sur l’environnement», de même que l’électricien brésilien Eletrobras, à qui il est reproché d’avoir violé des droits humains lors du développement de la centrale électrique Belo Monte.

En revanche, deux autres sociétés, l’américaine Aecom et Texwinca Holdings (Hong Kong) ont été réintégrées, la première n’étant plus impliquée dans la construction d’armes nucléaires, la seconde ayant liquidé une filiale accusée de violer les droits des travailleurs.

Censé faire fructifier les recettes pétrolières de l’État, le fonds norvégien pesait mercredi près de 10’250 milliards de couronnes (1011 milliards de dollars - 980 millions de francs).

Investi dans plus de 9000 entreprises, il contrôle l’équivalent de 1,5% de la capitalisation boursière mondiale.

Ses décisions d’investissements sont d’autant plus importantes qu’elles sont souvent suivies par d’autres investisseurs.

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