Le dollar statique, cramponné à l’idée d’une désescalade au Moyen-Orient

AWP/AFP

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Vers 12h45, le billet vert lâche à peine 0,01% à la monnaie européenne, à 1,1431 dollar pour un euro.

Le dollar fait du surplace vendredi, dans le sillage des cours du pétrole, qui ont effacé une partie de leurs gains des jours précédents et stagnent désormais, le marché continuant de croire à un apaisement au Moyen-Orient.

«Les investisseurs s’accrochent probablement au fait que des discussions techniques entre les deux parties se poursuivent», et le prix du baril de Brent, référence mondiale du brut, est retombé par rapport au milieu de semaine, entraînant à la baisse le coût d’emprunt de la dette à court terme, commente Francesco Pesole, d’ING.

Le dollar «ne retire aucun bénéfice de (...) la réduction du risque géopolitique» et, dans certains cas, comme face à l’euro, «les différentiels de taux ont évolué défavorablement» pour la devise américaine, «en ravivant les anticipations de taux plus élevés à l’étranger» qu’aux Etats-Unis, souligne l’analyste.

Vers 10H45 GMT (12H45 à Paris), le billet vert lâchait à peine 0,01% à la monnaie européenne, à 1,1431 dollar pour un euro. Le Dollar index, qui compare la devise américaine à un panier d’autres grandes monnaies, était proche de l’équilibre (-0,06% à 100,841 points).

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les Etats-Unis ont pourtant frappé 90 cibles militaires en Iran, selon l’armée, Téhéran les accusant aussi d’avoir touché des infrastructures civiles, dont des ponts, et une installation militaire près de la ville de Bouchehr qui abrite la seule centrale nucléaire en activité du pays.

La République islamique a riposté jeudi contre des alliés de Washington dans la région, accusant ses ennemis de vouloir perturber l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei.

Les hostilités ont repris mardi en dépit du cessez-le-feu signé le 17 juin. Washington avait alors imputé à Téhéran les attaques d’au moins trois navires commerciaux dans le stratégique détroit d’Ormuz, où le trafic a depuis nettement ralenti, selon les données de la plateforme de suivi maritime Kpler.

La devise japonaise, qui avait atteint fin juin un plus bas depuis 40 ans face au billet vert, prenait vendredi 0,39% à 161,75 yens pour un dollar.

La ministre japonaise des Finances Satsuki Katayama a en effet appelé les fonds de pension du pays à accroître leurs investissements dans des actifs nationaux, à l’occasion d’un point presse vendredi sur les projets d’investissements du gouvernement, a rapporté le Japan Times.

«Cette déclaration est arrivée de nulle part» et a dopé le yen, bien que celui devrait rester modéré par les craintes de ne pas voir le Japon remonter ses taux directeurs suffisamment rapidement, relate Derek Halpenny, analyste chez MUFG.

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