Le dollar recule compte tenu des espoirs d’une désescalade en Iran

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 19h, le billet vert recule de 0,29% face à la monnaie unique européenne, à 1,1794 dollar pour un euro, et lâche 0,45% face à la devise britannique, à 1,3566 dollar pour une livre.

Le dollar perdait du terrain mardi face à la plupart des grandes monnaies, alors que les opérateurs misent sur une poursuite des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran.

Vers 17H00 GMT (19H00 à Paris), le billet vert reculait de 0,29% face à la monnaie unique européenne, à 1,1794 dollar pour un euro, et lâchait 0,45% face à la devise britannique, à 1,3566 dollar pour une livre.

Le Dollar index, qui compare la monnaie américaine à un panier d’autres grandes devises, tombait de son côté à des niveaux plus vus depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février.

«Les marchés adoptent une vision globalement positive de l’évolution de la situation dans le Golfe, le blocus américain (des ports iraniens, ndlr) se poursuit, mais n’a pas exacerbé les tensions», estiment les analystes de Scotiabank.

Le président américain Donald Trump a assuré lundi que les Iraniens «voudraient faire un accord, à tout prix», après l’échec des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Et «des efforts sont en cours pour ramener les deux parties à la table des négociations», a confié mardi une source pakistanaise de haut rang à l’AFP, assurant que «la réunion pourrait avoir lieu prochainement».

Le dollar, qui avait profité de son statut de valeur refuge depuis le début du conflit, est donc en retrait. Et il pâtit également de la baisse des cours du brut.

Le pétrole étant libellé en dollar, quand les prix de l’or noir baissent, les opérateurs n’ont pas besoin d’échanger autant de leur propre monnaie en devise américaine pour acheter des barils.

«L’appétit pour le risque reprend le dessus», résume Kevin Ford, de Convera.

Dans ce contexte, le bitcoin - considéré comme un actif à risque - prenait 2,24% à 74.838 dollars.

En parallèle, les cambistes ont accueilli mardi sans grand mouvement l’indice des prix à la production (PPI) aux Etats-Unis.

Cet indicateur est ressorti en hausse sur le mois de mars (+4% sur un an) du fait de l’augmentation des prix de l’énergie, mais en deçà des prévisions (+4,6% selon le consensus de Trading Economics).

A lire aussi...