Le dollar en berne, la livre vigoureuse, avant leurs banques centrales

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Vers 11h40, le billet vert s’effrite de 0,11% face à la monnaie unique européenne, à 1,1747 dollar pour un euro. Le «greenback» lâche aussi 0,11% par rapport au franc, un dollar valant vers 12h10 0,7950 franc.

Le dollar perdait un peu de terrain lundi et la livre tirait son épingle du jeu, les investisseurs s’attendant à une baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed) mercredi et un statu quo côté Banque d’Angleterre (BoE) jeudi.

Vers 11h40, le billet vert s’effritait de 0,11% face à la monnaie unique européenne, à 1,1747 dollar pour un euro, et reculait plus nettement (-0,28%) face à la livre britannique, à 1,3595 dollar. Le «greenback» lâchait aussi 0,11% par rapport au franc, un dollar valant vers 12h10 0,7950 franc.

La devise américaine «continue de s’échanger près de ses récents plus bas» avant la réunion de la Fed mardi et mercredi, mais le marché n’envisage qu’une coupe de 0,25 point de pourcentage de ses taux d’intérêt, remarque Lee Hardman, de MUFG. Pour «déclencher une nouvelle baisse du dollar, la Fed devrait soit procéder à une baisse plus importante de ses taux», «soit signaler que des baisses plus importantes sont envisagées si le marché du travail américain continue de se détériorer», estime l’analyste.

De son côté, la Banque d’Angleterre devrait garder son taux directeur inchangé jeudi. Plusieurs points seront cependant scrutés par les acteurs du marché. D’abord, «une inflation obstinément élevée» au Royaume-Uni pourrait «limiter la capacité de la Banque d’Angleterre à baisser davantage ses taux», et 4% pourrait constituer «son nouveau taux d’intérêt neutre», souligne Kathleen Brooks, de XTB.

Deuxièmement, ajoute l’analyste, la Banque d’Angleterre pourrait «ralentir le rythme» (...) de la vente de ses obligations», «car cela accentue la pression à la hausse sur les rendements obligataires britanniques et entraîne une flambée des coûts d’emprunt de l’État». Les analystes s’attendent par ailleurs à ce que la Banque du Japon (BoJ) conserve ses taux à leur niveau actuel vendredi.

«La récente montée des incertitudes politiques au Japon a atténué les attentes d’une reprise des hausses de taux par la BoJ cet automne», résume M. Hardman, de MUFG. Jeudi dernier, la Banque centrale européenne (BCE) avait prolongé sans surprise la pause sur ses taux.

L’euro ne se montre par ailleurs pas affecté par la dégradation vendredi de la note souveraine de la France à A+ par l’agence de notation Fitch.

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