L'activité économique ralentit dans la région de Chicago

AWP

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L'indice des directeurs d'achats de l'association ISM s'est établi en février à 61,9 points pour 65,7 points en janvier.

L’activité économique dans la région de Chicago a ralenti son rythme de progression en février pour s’établir à 61,9 points pour 65,7 points en janvier, selon l’indice des directeurs d’achats de l’association ISM publié mercredi.

Elle est inférieure aux attentes des analystes qui tablaient sur un ralentissement plus léger à 64,5 points et se situe à son niveau le plus bas depuis août.

L’ISM de Chicago est considéré comme un bon baromètre économique de l’ensemble du pays. Il reste largement au-dessus du seuil de 50 points qui délimite la frontière entre contraction et progression de l’activité.

L’ISM a également indiqué que le chiffre de février est au-dessus de la moyenne de l’an dernier qui est de 60,8 points et en progression de 8% sur un an.

«Les entreprises ont fait part d’un rythme un peu plus lent à la fois pour les nouvelles commandes et la production en février», indique l’ISM.

L’indice des nouvelles commandes est ainsi tombé au plus bas en six mois, représentant la plus grande partie de la baisse de l’indicateur dans son ensemble. L’indice de la production est aussi revenu à son plus bas niveau depuis septembre, «les deux indicateurs restant toutefois à des niveaux élevés comparé aux récentes années», indique l’ISM.

Les pressions inflationnistes au niveau de la production sont également importantes même si elles sont en recul par rapport à janvier qui les avait vu atteindre leur niveau le plus haut en quatre mois. Les prix de l’acier, du bois, des mousses industrielles et des prix de l’aluminium sont ainsi restés très élevés.

«Des conditions météorologiques difficiles et des promotions importantes en fin d’année dernière semblent avoir pesé sur la demande et la production en février mais, même avec le recul de l’indicateur, l’activité reste soutenue», a estimé Jamie Satchi, économiste pour chez MNI Indicators.

«De nombreuses entreprises restent toutefois préoccupées par les coûts des matières premières et indiquent qu’elles pourraient les répercuter sur les consommateurs si les pressions inflationnistes ne s’atténuent pas», a-t-il ajouté.

Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, avait indiqué mardi qu’il estimait que l’activité économique avait progressé depuis décembre aux Etats-Unis et que l’inflation devrait prochainement atteindre le niveau de 2% l’an souhaité par la Fed. Les marchés avaient interprété ces déclarations comme une porte ouverte à un resserrement monétaire un peu plus rapide que prévu jusqu’à maintenant.