La livre se reprend, un influent Brexiter va quitter son poste

AWP

1 minute de lecture

Vers 21h20, la livre gagnait 0,23% face à l’euro à 89,79 pence pour un euro, et 0,46% face au dollar à 1,3178 dollar pour une livre.

La livre sterling se redressait vendredi après une semaine mouvementée pour la monnaie britannique, certains cambistes voyant un signal positif pour les négociations entre l’UE et le Royaume-Uni dans le départ du conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings.

Vers 20H20 GMT (21H20 à Paris), la livre gagnait 0,23% face à l’euro à 89,79 pence pour un euro, et 0,46% face au dollar à 1,3178 dollar pour une livre.

Dans un marché des changes relativement calme, la livre britannique a elle connu une semaine mouvementée: bondissant mercredi à son plus haut niveau depuis six mois face à l’euro, à 88,66 pence pour un euro, elle a plongé jeudi.

Vendredi, des analystes légèrement déboussolés par ces montagnes russes expliquaient la remontée de la devise britannique par le départ d’abord annoncé par la presse, puis confirmé par une source gouvernementale, de Dominic Cummings, influent et controversé conseiller spécial du Premier ministre Boris Johnson et architecte de la campagne pour le Brexit.

«Etant donné l’incertitude qui entoure les négociations sur un accord commercial post-Brexit, les perspectives économiques lugubres et la crise sanitaire qui continue à cause du COVID-19, si les investisseurs parient sur la livre ce matin c’est qu’ils croient que le départ de M. Cummings renforce les chances d’une rupture moins profonde avec l’UE», a estimé Ricardo Evangelista, analyste chez Activ Trades.

«Peut-être que le départ des architectes du Brexit signifie qu’ils estiment avoir fini leur travail?», s’est demandé Kit Juckes, analyste chez Société Générale, qui prévoit une forte volatilité de la livre la semaine prochaine sans s’avancer sur la direction que prendra le mouvement.

«Un moment à suivre la semaine prochaine sera la réunion des dirigeants européens jeudi, via vidéoconférence, quoiqu’en l’absence de progrès pour l’instant, il n’est pas évident qu’ils auront un accord sur lequel débattre», ont souligné les analystes de Deutsche Bank.

A lire aussi...